Diacritik publie il suffit de traverser la mer, un feuilleton composé par la poétesse Catherine Weinzaepflen.
La pulpe et le jus est un premier roman qui ne ressemble à rien de ce qui se publie aujourd’hui.
Véronique Bergen n’écrit pas une biographie de Zoë Lund, pas plus qu’elle ne s’inspire de celle-ci pour un « personnage ». Voyage avec Zoë Lund construit une « figure », met en évidence une forme de puissance pour l’écriture d’un discours poétique et éthique.
À l’Ouest, surnaturel comme l’a écrit Paul Louis Rossi, les pages se tournent sans précipitation ; les journées se suivent, à peu près semblables, sinon pour qui se montre sensible aux plus infimes nuances ; la chaleur reste modérée et la pluie se fait rare. Au réveil, marcher deux ou trois kilomètres avant de reprendre le chemin de la lecture, faisant irrégulièrement des pauses pour marquer d’un post-it déchiré en fines lamelles tel ou tel passage : prudence élémentaire, sachant qu’une fois rentré au bercail, une partie de ce que la mémoire aurait dû enregistrer se sera évaporée.
Auteur de romans, d’essais décisifs sur le cinéma, critique de cinéma, vivant entre Paris et Berlin, Jérôme d’Estais délivre avec Ange solitaire un roman de toute beauté, construit comme un road movie autour de la figure flamboyante de Zazie de Paris.
Ces dernières années, de nombreux écrivains se sont penchés sur le monde de la justice. Après Notre solitude, de Yannick Haenel, Emmanuel Carrère a publié V13. Avec Balle perdue, s’il est encore question d’une forme profonde de solitude, ce n’est pas au procès d’un attentat que s’intéresse Nane Beauregard, encore moins à un procès récent et médiatique, mais plutôt à la personnalité de Pascual Lozano, un jeune homme d’origine hispanique condamné à mort pour avoir tué une fillette d’une balle perdue au tournant des années 2000.
Avec son deuxième livre Crache le soleil, Camille Goudeau offre à la génération Y son roman d’apprentissage. Éléonore Poussière a 30 ans, débarque définitivement à Paris depuis Meaux, fuyant son « Chéri », lourdeau violent maltraitant et occupe un emploi d’hôtesse au Ministère du Travail de l’Emploi de la Formation professionnelle et du Dialogue social. Poste d’observation idéal du grand corps invisible de l’État, ce travail lui convient car elle y aiguise en secret, malgré elle, une fulgurante lucidité.
Nous apprenons, avec une immense tristesse, la mort de Stéphane Bouquet. Poète, scénariste, critique, l’« ancien jeune homme » écrivait dans Tout se tient (P.O.L, 2025, lire ici la critique de Christian Rosset) se rapprocher « mais à distance des probabilités de la mort ». En hommage, nous republions l’article que Jean-Claude Pinson avait consacré à l’un de ses précédents recueils, Neige écran.
Diacritik fait une pause estivale. Avant de nous retrouver à la rentrée prochaine, nous relançons une campagne d’appel à la générosité des lectrices et lecteurs, amies et amis du journal qui auraient à cœur de soutenir un journal indépendant. Depuis bientôt dix ans, Diacritik publie quotidiennement des critiques culturelles (livres, cinéma, bande dessinée, peinture, expos, musique…), des tribunes et des partis pris, des inédits littéraires, des entretiens, des séries et reportages photographiques. Avec une spécificité revendiquée comme un manifeste : l’exigence critique en accès libre.
Alors que deux des principaux poètes ayant activement participé au Collectif Change, ce rassemblement d’écrivains en rupture avec Tel Quel et Sollers qui s’est formé aux alentours de mai 68, et qui aura marqué la vie littéraire et intellectuelle jusqu’à la fin des années 1970, avant d’éclater à son tour – Jacques Roubaud et Paul Louis Rossi – nous ont quittés ces derniers mois, il nous importe plus que jamais de célébrer un vivant : Jean-Pierre Faye, âme de ce Collectif du premier au dernier jour : un des derniers rescapés de l’aventure, avec Philippe Boyer (94 ans cette année) qui a depuis longtemps tourné la page, et Didier Pemerle (82 ans) qui a publié récemment Débandades chez Flatland.
En hommage à Florence Delay, romancière, académicienne, universitaire décédée ce mardi 1er juillet 2025, Diacritik republie deux articles consacrés à l’autrice et son livre Il n’y a pas de cheval sur le chemin de Damas (Le Seuil, coll. La Librairie du XXIè siècle) : la rencontre entre Florence Delay, Denis Podalydès et Martin Rueff lors de la soirée Coïncidences du 27 juin 2022 à La Maison de l’Amérique Latine et la recension de Jean-Pierre Ferrini, Conversion brève : Florence Delay (Il n’y a pas de cheval sur le chemin de Damas).
Des livres comme des bibliothèques : Florence Delay (1941-2025), soirée Coïncidences du 27 juin 2022
En hommage à Florence Delay, romancière, académicienne, universitaire décédée ce mardi 1er juillet 2025, Diacritik republie deux articles consacrés à l’autrice et son livre Il n’y a pas de cheval sur le chemin de Damas (Le Seuil, coll. La Librairie du XXIè siècle) : la rencontre entre Florence Delay, Denis Podalydès et Martin Rueff lors de la soirée Coïncidences du 27 juin 2022 à La Maison de l’Amérique Latine et la recension de Jean-Pierre Ferrini, Conversion brève : Florence Delay (Il n’y a pas de cheval sur le chemin de Damas).
Diacritik fait une pause estivale. Avant de nous retrouver à la rentrée prochaine, nous relançons une campagne d’appel à la générosité des lectrices et lecteurs, amies et amis du journal qui auraient à cœur de soutenir un journal indépendant. Depuis bientôt dix ans, Diacritik publie quotidiennement des critiques culturelles (livres, cinéma, bande dessinée, peinture, expos, musique…), des tribunes et des partis pris, des inédits littéraires, des entretiens, des séries et reportages photographiques. Avec une spécificité revendiquée comme un manifeste : l’exigence critique en accès libre.
Et virgule (2025) est le troisième volet d’une « trilogie » après Théorèmes de la nature (2017) et Descriptions (2021). Et, et… La conjonction coordonne ces trois livres qui n’en forment qu’un seul, un peu comme les cinq « chapitres », ou les cinq bords du « chapeau » qui agençaient Les jungles plates (2010). « Et virgule »… La virgule, elle, indiquerait une suite, une autre suite, ou que l’objet poétique que nous tenons dans les mains, que nous croyons tenir entre nos mains, n’a pas de fin, qu’il est infini, inachevable : 141 poèmes pour Et virgule, comme Théorèmes de la nature, et 143 pour Descriptions. Plus de quatre cents poèmes donc, 425 exactement, tous en prose, d’inégale longueur (parfois juste une phrase, une phrase-vers), et qui n’excèdent jamais une page.
Le sous-titre du livre de Vincent Debaene énonce l’objet de l’étude : les rapports entre Anthropologie, littérature, discours, et le statut d’indigène – statut évidemment pris dans la situation du colonialisme. Le livre analyse ces relations dans le contexte du colonialisme français, en particulier dans certains pays d’Afrique. La réflexion sur ces rapports interroge la façon dont chacun des termes est, dans ce contexte, lié aux autres, est aussi construit par son rapport aux autres.