Jean-Paul Dubois vient donc d’obtenir le prix Goncourt 2019 pour Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon, contre tous les parieurs donnant Amélie Nothomb favorite. Deux pensées me traversent l’esprit, quasi simultanées : il y avait un très grand livre dans cette liste, Extérieur monde d’Olivier Rolin et il restera, prix ou pas ; ce Goncourt couronne aussi (surtout ?) un très grand éditeur, Olivier Cohen, et je suis heureuse pour sa maison.

« Personne n’a jamais écrit à deux voix. »
Marguerite Duras, Écrire.

La question m’a été posée à plusieurs reprises ces dernières semaines, de mon opposition quasi-systématique à la pratique des ateliers d’écriture ; de mon refus en tout cas d’y participer, ou d’en animer un — ce que j’ai failli faire à Bruxelles, en m’y installant il y a trois ans, parce qu’il m’avait semblé alors que ma reconnaissance dans la ville belge passerait forcément par cet exercice fastidieux.

Pour marquer le 20è anniversaire de sa disparition, Ann Jefferson, Olivier Wagner, Rainier Rocchi et Johan Faerber organisent, les 17 et 18 octobre, à la BNF et à l’IEA/Hôtel de Lauzun, un Colloque international, « Sarraute : vingt ans après », reflétant les principaux courants actuels de la recherche sarrautienne. Diacritik, à cette occasion, consacre sa une du 16 octobre à Nathalie Sarraute.

J’ai abondamment signalé la gravité extrême – le mot est presque encore un euphémisme – de la crise que nous traversons : la vie sur Terre se meurt. Aucun signe tendanciel n’est positif : malgré notre connaissance claire de cette catastrophe scientifiquement actée, chaque année est pire que la précédente. Peu de motifs d’espoir donc.

Trieste è recentemente tornata in prima linea nella scena letteraria francese. Ai confini della Slovenia, questa città- frontiera, culla di Mitteleuropa, è tornata l’anno scorso come un teatro d’amore malinconico in Ca raconte Sarah di Pauline Delabroy-Allard. Ma sicuramente non possiamo dimenticare che a livello internazionale Trieste non ha mai smesso di essere una città letteraria, come è stato dimostrato lo scorso giugno dalla ristampa in Francia della splendida Trieste di Roberto Bazlen o dalla pubblicazione dei Saggi Triestini di Pressburger.

Il n’est pas nécessaire de choisir entre les peines, entre les révoltes, entre les dégoûts. Il est même toujours un peu vulgaire de les hiérarchiser. Tous sont légitimes quand ils demeurent sincères. Mais comment ne pas s’interroger sur l’immensité de l’écart qui sépare le désespoir palpable, déployé dans une authentique et émouvante sidération collective, suscité par l’incendie de Notre-Dame-de-Paris, de l’indifférence manifeste associée aux millions d’hectares de forêt sibérienne partis en fumée ?

Le 24 juin, Cyril Delhay, professeur d’art oratoire à Sciences Po Paris, remettait à Jean-Michel Blanquer un rapport intitulé « Faire du grand oral un levier de l’égalité des chances ». Et il faut au moins un professeur d’art oratoire de Sciences Po Paris pour avoir l’audace de parler de baccalauréat et d’égalité des chances quand la « réforme » du baccalauréat menée par M. Blanquer achève de liquider ce que cet examen pouvait encore avoir de caractère égalitaire.