Depuis quelque temps, le terme « post-vérité » est employé pour référer à nombre de postures scandaleuses qui nient les faits et usent d’artifices rhétoriques et émotionnels pour manipuler l’opinion. Le couronnement de cette mouvance « post-vérité » se lirait dans l’élection de Donald Trump dont les mensonges de campagne furent incontestablement innombrables.
Auteur : La rédaction
Depuis quelques années, Jean-Philippe Cazier se rend dans des manifestations et rassemblements, appareil photo en main, et, dès son retour, il publie, dans Diacritik, les photoreportages de ces journées. Tout dans son regard est singulier, de sa manière de viser et mettre au point aux détails qu’il retient, toujours aigus et signifiants, mais sans l’immédiateté lisse des photographies de presse qui se contentent d’illustrer ou de rendre compte d’un événement. Ce que saisit Jean-Philippe au contraire c’est ce qui dépasse, ce qui sourd — des gestes, des expressions du visage, des mouvements. Son œil écoute. Il rend visible et audible ce que nous ne voyons ou n’entendons pas, ou pas forcément, ou pas comme lui. Le livre que publient les éditions Lanskine, Vous fermez les yeux sur notre colère, révèle cette dimension singulière de son travail photographique comme la force politique inouïe d’un engagement qui ne passe pas par le militantisme. Le livre accueille son lecteur, de même qu’il donne des visages et des noms à celles et ceux que l’Etat tente d’invisibiliser ou museler. Ce sont toutes ces dimensions, esthétiques comme éthiques et politiques, qu’un entretien avec Jean-Philippe Cazier tente d’aborder.
Chaque événement important – naître, mourir, devenir amoureux, tomber malade… – est à la fois parfaitement exceptionnel et terriblement banal. Chacun est unique et universel. Il existe pourtant quelques cas qui basculent manifestement d’un côté ou de l’autre. Le nazisme, par exemple, est une singularité absolue. En ce sens, il n’est justement pas un exemple. Il n’y eut qu’un nazisme dans l’histoire. Au contraire, le fascisme, même s’il réfère originellement à un moment politique spécifique de l’Italie du XXe siècle, présente certaines caractéristiques transhistoriques claires. Il y a une « essence » fasciste qui se manifeste ici et là et qui peut être reconnue. Ce qu’Umberto Eco nomme l’Ur-fascisme, le fascisme primitif et éternel.
Eric Hazan, écrivain, éditeur, fondateur de La Fabrique éditions, est mort aujourd’hui. Né en 1936, chirurgien, il avait repris, en 1983, la maison d’édition de livres d’art de son père, avant de fonder la sienne, en 1998, La Fabrique, indéfectiblement indépendante. Piéton de Paris, Eric Hazan défendait les causes qui lui étaient chères à travers les textes qu’il écrivait ou éditait. Son esprit de résistance et de combat manquera, alors que l’édition se voit toujours plus colonisée par l’extrême-droite. Demeurent ses livres et sa maison, qu’il avait transmise. Lire, résister : c’est en hommage à ses deux mots d’ordre, qui sont aussi les nôtres, que Diacritik republie un article qui lui avait été consacré, en 2017.
Dans le cadre de l’événement « La BD à tous les étages », la Bibliothèque publique d’information (Bpi) présente du 29 mai au 4 novembre 2024 une grande exposition consacrée à Corto Maltese, héros mythique de la bande dessinée indissociable de son créateur Hugo Pratt.
Après une première édition l’an dernier, marquée entre autres par la présence d’Anthony Passeron, Robert McLiam Wilson ou Alice Géraud et un zoom sur les éditions Marchialy, le festival Plumes de presse revient cette année du 15 au 17 mai 2024, à Montpellier, avec un riche programme de rencontres, dédicaces mais aussi expositions et activités ludiques. Plumes de presse, saison 2, demandez le programme !
Paul Auster est mort le 30 avril 2024 à l’âge de 77 ans. En hommage au grand auteur américain, dossier spécial rassemblant les articles qui ont été consacrés depuis 2016 sur Diacritik.
Ed « passa l’heure suivante à cuisiner, le niveau du Campari des années 1960 baissant dangereusement dans sa bouteille. Il avait blanchi les pois croquants, l’un des ingrédients secrets de son tonnato, et les faisait maintenant soigneusement noircir sur le gril.
Si le roman gothique est l’inachevé́ poursuivi par l’imagination, que se passe-t-il dès lors que cette imagination est exacerbée par la crainte du féminicide ? En revisitant le roman gothique, arqué autour du suspens, du mystérieux et de l’inachèvement, l’autrice suédoise Johanne Lykke Holm, construit un glissement subtil d’une destruction à une autre : de la ruine comme symbole d’une époque détruite à l’assujettissement destructeur de la domestication.
Le 9 et 10 décembre se tient le premier Marché de la Poésie de Lille organisé par l’association c/i/r/c/é et le Centre littéraire Escales des lettres.
Soirée Coïncidences Maurice Olender : Edwy Plenel (Se tenir droit)
Mardi 17 octobre dernier, Edwy Plenel était l’invité des « soirées Coïncidences Maurice Olender » à la Maison de […]