Le corps féminin : « Couvrez ce sein »… Hchouma ! Fouad Laroui et quelques autres

Mariam Al Ferjani dans La Belle et la meute de Kaouther Ben Hania

« Couvrez ce sein, que je ne saurais voir.
Par de pareils objets les âmes sont blessées,
Et cela fait venir de coupables pensées ».

La réplique bien connue de Tartuffe (III, 2), tournait dans ma tête en lisant ces temps-ci, en cette rentrée 2017, le nouveau roman de Fouad Laroui, L’Insoumise de la porte de Flandre ou les essais de Fathi Benslama et Farhad Khosrokhavar, Le Jihadisme des femmes – Pourquoi ont-elles choisi Daech ? et de Leïla Slimani, Sexe et mensonges – La vie sexuelle au Maroc.
Au centre de ces ouvrages, même lorsqu’ils ne le mettent pas en première position, le corps féminin qui, depuis si longtemps, sollicite et dérange ; ce corps dont on ne peut se passer et qui, sous couvert d’habillages religieux, juridiques, philosophiques, n’en finit pas d’être dominé et manipulé, des femmes participant activement à son emprisonnement dans le voilement et le dévoilement. La question du pourquoi de cet acharnement n’a pas une réponse unique.

Avec ces différents ouvrages, nous voilà au cœur du corps des femmes « musulmanes », qu’elles le soient par leur naissance ou qu’elles soient converties. Chaque essai y va de sa systématisation à partir d’un nombre de cas plus ou moins important et tente d’établir des typologies. Si les essais sont utiles pour cerner quelques faits du réel, le roman se révèle bien plus puissant pour nous rendre proche de situations actuelles et pour particulariser plutôt que généraliser et catégoriser. Mais toujours… « Couvrez ce sein que je ne saurais voir »…

Pour son dixième roman, Foaud Laroui plonge son lecteur, à sa manière – toujours ludique, ironique et inattendue –, dans ce qui va être perçu dans la société d’accueil comme une histoire de « radicalisation ». On n’est pas n’importe où mais à Bruxelles dans le fameux quartier de Molenbeek. L’humour et le décalage jouent souvent sur les clichés pour porter l’estocade du sens sur l’essentiel. Cliché donc que le prénom de l’héroïne, ses marques de marocanité, affichant son conditionnement éducatif. Mais absence de cliché quand il s’agit de nous faire pénétrer dans une double vie. Cette jeune femme, Fatima, s’apprête à affronter la rue :

« Elle pousse le battant protecteur, ouvrant ce qu’il faut, tout juste un interstice, afin que son corps svelte caché par la djellaba noire puisse passer de biais, ni vu, ni connu, et se glisser à l’extérieur, sans attirer l’attention, sans faire de bruit.

(« Que personne ne t’aperçoive ! », injonction sempiternelle de la mère à l’adolescente frêle qu’elle était, quand il fallait aller chercher le pain – comme si Bruxelles était peuplée d’ogres…) »

Notons que le roman est partagé entre le récit des événements et des passages en italiques rendant compte des pensées de la jeune femme toujours en rapport avec les interdits et les contraintes, les voies/voix de formatage de sa communauté. Lorsqu’on passera à d’autres personnages, l’italique gardera cette fonction de dédoublement du discours.

« Ceci, dit-on, est mon quartier, dans ma commune, Molenbeek.
Mon quartier ? Plutôt le leur. Celui des hommes. L’espace dit public. »

Un petit retour en arrière fait partager l’impression qu’a Fatima d’être une sorte de poupée gigogne : il faut ôter plusieurs couches pour espérer voir surgir la vraie Fatima qui n’existera qu’en fin de roman, l’enveloppe la plus visible, le voilement presqu’intégral, n’étant que son sauf-conduit pour se déplacer en public. Par touches légères, on remonte dans son enfance puis dans son adolescence : « Quand, à quel moment, le regard des hommes avait-il changé ? Il y avait d’abord eu ces temps heureux où elle était petite… Son père jouait avec elle, la serrait dans ses bras… Et puis un jour… Peut-on assigner une date à l’événement ? Qu’a-t-on vu ce jour-là ? Les formes, paraît-il. Ça veut dire quoi les formes… Les hanches, les fesses, les seins qui pointent…  » La perte de l’innocence » ; combien de fois n’ai-je pas lu cette expression […] ma mère me le signifia d’un seul mot (Hchouma !) […] Il n’y aurait plus que cela : la hchouma, la honte, la pudeur… »

Fatima sort totalement masquée et la manière dont elle commente en son for intérieur les punitions qu’elle va subir pour l’éternité si elle ne se conforme pas aux règles, selon l’imam, met le lecteur en alerte sur sa non-adhésion : effectivement, c’est tout un jeu de trompe-l’œil auquel nous assistons, le romancier la suivant pas à pas, privilégiant par cette focalisation interne, mille et un détails de son passage de Molenbeek à l’autre quartier de Bruxelles où elle se rend. La pudeur que doit manifester le port du voile est encore une fois mise en déroute par les sensations qu’elle éprouve : « Le tissu de la djellaba caresse ses cuisses. Ceci est mon corps. Elle se sent nue, entièrement habillée de ce grand drap noir qui l’emmitoufle alors qu’il fait trente degrés à l’ombre. Je dois ressembler à une chauve-souris géante. Au Maroc, les plaisantins nous appellent  » les ninjas » ».

A un moment de son parcours quand elle a vraiment quitté son quartier, elle a la tentation de s’asseoir à une terrasse de café mais y renonce : « Moi aussi, je brouille les pistes ». Fatima a une culture belge solide et elle pense à ses lectures en marchant ; elle pense entre deux, avec beaucoup d’animosité, à Tariq Ramadan dont elle a suivi une conférence. Elle arrive chez une amie, se débarrasse de sa djellaba et de son foulard et ressort, au bout d’un moment, totalement métamorphosée. Elle ne dit pas à son amie à quel travail elle se rend. Elle arrive enfin rue de Malines où son employeur Johnny, patron de sex-shop, l’attend : non seulement elle a totalement changé d’allure mais elle a changé de nom : ici, elle est Dany. Le chapitre 3, « une louve en cage » réserve encore pas mal de surprises au lecteur : tout le temps qu’elle s’offre, derrière une vitre, aux regards des hommes qui paient pour la voir, elle rumine sa vengeance et nous partageons ses pensées : « Même Johnny ne connaît pas mon vrai nom. Il me paie cash, Johnny, c’est à peine si sa main me frôle quand il me tend l’argent…
N’ayant pas de nom, je ne suis qu’un corps. Et je ne suis même pas ce corps. »

Quand son exhibition est finie, elle refait le même trajet pour revenir chez ses parents à Molenbeek, voilée entièrement. Ces cinquante premières pages sont déjà savoureuses en elles-mêmes et sortent le lecteur de la vision habituelle de soumission et d’effacement d’une jeune femme marocaine mais le plongent dans le traumatisme profond qu’elle vit.

C’est la suite du roman qui, sur ces assises, opère une accélération de l’histoire où n’est pas en jeu, seulement, le traumatisme de Fatima qu’elle contourne comme elle peut : le romancier introduit son « amoureux », celui qui a décidé qu’elle serait sa femme, Fawzi, de Molenbeek lui aussi. Jeune homme frustré et conditionné à sa façon autant que Fatima, mais persuadé du bien-fondé de sa domination masculine, le romancier lui (et nous) fait suivre le parcours déjà effectué mais cette fois, à partir de sa vision masculine « musulmane » : il l’espionne car il veut être sûr que la fille qu’il va demander en mariage est de bonne religion. Evidemment, tout va aller de mal en pis et il a une telle rage en lui que lorsqu’il découvre la vérité, il devient fou et se jette sur « ces Belges » qu’il accuse d’être responsables du dévoiement de sa fiancée. Le roman s’emballe alors nous rendant complice de Fawzi et nous obligeant à apprécier avec distance l’emballement policier et médiatique qui interprète ses actes comme le résultat d’une radicalisation. Pour brocarder cette accusation de radicalisation qui vient si vite, le romancier ménage une troisième mise en abyme du trajet de Fatima : celle d’un journaliste belge qui a observé le manège de Fawzi surveillant Fatima inconsciente d’être l’objet de deux regards. Il lance sa thèse du « loup solitaire ». Avec beaucoup de sarcasmes, le romancier consacre un chapitre aux experts du terrorisme : Olivier Roy, Gilles Kepel, Rachid Benzine et Pierre-Jean Luizard. Fatima, « habillée à l’européenne » suit attentivement le débat où chacun fait assaut de théorie sur la radicalisation et Daech.

Dans son roman précédent, Ce vain combat que tu livres au monde, Laroui n’avait pas usé de son humour habituel ; ici, il revient beaucoup plus frontalement à son ton de prédilection, mêlant aussi à cet humour beaucoup de sarcasmes pour prendre ses distances par rapport à ce qui se dit et s’entend sur ces questions.

Dans ses « Chroniques culturelles », Caroline Doudet présente ainsi le roman : « En ces temps troublés, Fouad Laroui nous propose de suivre le chemin d’une femme de caractère, qui entreprend à sa manière de lutter contre le patriarcat et de se venger des hommes. […] Un roman qui va sans doute faire grincer quelques dents, et dont l’idée de départ est fort intéressante : à travers le personnage de Fatima, Fouad Laroui pointe avec une certaine férocité les préceptes ridicules imposés aux femmes par les religions (pas seulement l’Islam : le catholicisme en prend aussi pour son grade), femmes qui pour beaucoup n’ont rien demandé ».

Le romancier lui-même explique qu’il a voulu raconter une journée particulière, dans le monde où vit cette jeune femme, dans le monde où nous vivons, où tout déraille et finit par exploser. Il a voulu faire sentir l’insatisfaction de ces femmes qui sont toujours sous le coup d’une injonction masculine : ceux qui veulent la vêtir et ceux qui veulent la dévêtir. Fatima, de manière paradoxale et pour se venger des hommes, se révolte en se couvrant et en se découvrant, soumise encore, quoi qu’elle en pense, aux injonctions masculines et leur renvoyant leur langage. On peut dire que c’est une fiction démonstrative d’une grande efficacité et qui donne à réfléchir.

Peut-on considérer Fatima comme un cas possible des femmes interviewées par Leila Slimani dans Sexe et mensonges – la vie sexuelle au Maroc (Les Arènes) ? Pas totalement puisqu’elle vit en Belgique et connaît peu le Maroc. Mais en partie puisqu’elle a subi et subit les mêmes conseils : « faire ce que l’on veut mais en cachette ». L’avantage de la fiction est de ne pas généraliser mais de nous faire vivre une vie particulière. Au contraire, l’enquête a tendance – et le sous-titre est éloquent pour cela –, à délivrer une vérité générale, là où l’on a quelques aspects de la vie sexuelle au Maroc. Se défendant toutefois d’avoir voulu écrire « un essai sur la sexualité au Maroc », Leïla Slimani dit avoir voulu « livrer (une) parole brute ». « Cette parole vibrante et intense, ces histoires qui m’ont bouleversée, émue, qui m’ont mise en colère et parfois révoltée. J’ai eu envie de donner à entendre ces tranches de vie, souvent douloureuses, dans une société où beaucoup d’hommes et de femmes préfèrent détourner les yeux. En me racontant leur vie, en acceptant de briser des tabous, toutes ces femmes m’ont en tout cas signifié une chose : leur vie a de l’importance».

Elle dédie ce livre à la mémoire de Fatima Mernissi et la bibliographie finale propose des titres intéressants. On pourrait la compléter surtout pour indiquer que Leïla Slimani vient enrichir les réflexions féminines sur la question. Comme l’écrit Kamel Daoud, elle prend place « dans la longue tradition d’une littérature tenace dans le monde « arabe » ». Aux côtés de Fatima Mernissi, de Joumana Haddad, de Sophie Bessis et de Mona Eltahawy, peuvent aussi figurer (en s’en tenant à des titres en français), Lilia Labidi, Çabra Hachma – Sexualité et tradition (Tunis, 1989), Soumaya Naamane-Guessous, Au-delà de toute pudeur (Casablanca, 1988. En 1996, il en est à sa 10è édition) et Chahdortt Djavann, Les Putes voilées n’iront jamais au paradis ! (2016). Pour en donner une idée, la présentation du livre de Soumaya Guessous est explicite. Cet essai évoque « la virginité trop sublimée, l’apprentissage impossible d’une sexualité niée, le viol conjugal. Soumaya Guessous a réussi à faire parler des femmes, de tous âges et de tous milieux, au-delà de cette hchouina (à la fois pudeur et honte), érigée en règle d’or ».

Leïla Slimani réunit onze témoignages et intercale, entre ces témoignages, les entretiens avec la journaliste Faty Badi, avec un policier à Rabat, avec Asma Lamrabet, figure de la pensée réformiste au Maroc, avec le sociologue Abdessamad Dialmy (vient de paraître Transition sexuelle – Entre genre et islamisme, L’Harmattan) et la militante Fedwa Misk. L’ensemble forme seize prises de parole singulières, fortes qui sont autant d’entrées pour une réflexion sur le sujet. Plus ambitieux, dans sa portée généralisatrice, est le projet de l’essai, Le Jihadisme des femmes – Pourquoi ont-elles choisi Daech ? d’un psychanalyste, Fethi Benslama, et d’un sociologue, Farhad Khosrokhavar, très connus, l’un et l’autre, pour tous leurs ouvrages.

Les auteurs ont voulu additionner leurs deux spécialités pour « formuler un certain nombre d’articulations entre l’individuel et le social, à partir d’analyses portant sur le parcours de jeunes filles et de femmes qui se sont lancées dans l’entreprise djihadiste. C’est ainsi que les éléments sociaux de la norme islamique et leurs applications, parfois leur perversion par l’idéologie de Daech, sont mis en relation avec les éléments psychiques de la jouissance et de la culpabilité ».

Annonçant sur la quatrième de couverture qu’elles sont environ cinq cents à avoir rallié Daech, l’analyse prévient qu’elle ne porte que sur une soixantaine de cas à partir d’entretiens en documents (presse, témoignages). La machine théorique écrase assez lourdement le propos. Une typologie est donnée en quatre « modèles » ou « groupes » : le groupe de « « la mort salvifique par procuration » ; le second groupe est celui des « surmusulmanes et des héroïnes négatives ». Le troisième groupe croque celles qui vivent en Europe, « les romantiques décalées du réel ». Enfin le dernier groupe réunit « les fugitives du trauma ». Les auteurs précisent : « Il va de soi que ces dimensions peuvent se cumuler ». C’est dans ce dernier groupe qu’il est possible de recouper l’analyse avec les représentations données par les deux ouvrages précédents, le roman de F. Laroui et l’essai de L. Slimani.

Sortant des cas de l’enquête, les remarques sur le voile portent sur une appréhension plus générale de la pratique : « Des témoignages abondants montrent que le voile prend chez les femmes d’aujourd’hui la signification d’une appropriation de leur propre corps, perçu comme inquiétant à cause des signes énigmatiques de jouissance dont il est le siège, mais également comme étranger à travers les regards masculins qui le chosifient. »

Le voile comme geste de protection et de libération est un constat souvent lu et entendu. On a vu, avec le roman de Laroui, l’usage qu’en fait Fatima, le cas individuel faisant vaciller les notions de protection et de libération : il est, en cela, porteur d’une dynamique que n’ont pas les constats assénés à partir des femmes sélectionnées dans l’essai. Un peu plus loin, il est montré que cet effacement du corps visible est aussi une réponse de l’islamisme radical à l’Occident, la notion d’Occident étant toujours à manier avec précaution.

La conclusion revient sur les violences sexuelle subies par ces jeunes filles et ces femmes, tout en refusant d’en faire l’unique explication. Et pourtant… C’est la raison pour laquelle, il nous a semblé que le corps en tant que tel, et apprécié dans les sociétés où ces femmes évoluent, n’est pas assez présent et n’est pas considéré comme le nœud des choix faits. En ce sens, si l’essai reste intéressant à lire, il nécessite d’autres lectures comme celles que nous avons indiquées en début d’article. Les deux auteurs ont voulu se prémunir de caricature en ne travaillant que sur une minorité minoritaire.

On revient pourtant toujours – sinon exclusivement –, à la misère sexuelle. L’article de Kamel Daoud sur l’essai de Leïla Slimani appuie là où ça fait mal : « Nous sommes malheureux, coincés entre le YouPorn et le « You Pray », refusant la vie, rêvant de la mort comme orgasme, de l’au-delà comme seule compensation. Érigeant la spécificité culturelle là où nous avons peur d’aller vers l’autre, de le toucher, l’aimer, le désirer. Parce que castrés dans leur présence au monde, nos hommes se vengent par l’excision juridique, sociale et physique des femmes  ».

Et le « nous » qui inclut, plutôt que le « elles et eux » qui met à distance, nous oblige à nous regarder même si « nous » sommes éloignés d’une pratique socio-sexuelle excessive. Comme le déclare Leïla Slimani à propos de la société marocaine mais le constat pourrait être élargi : « j’ai le sentiment d’une société en perpétuelle négociation ». Dans cette négociation, le corps des femmes reste l’intrus désiré et honni mais aussi l’arme à reconquérir, l’espace qu’il faut se réapproprier comme le fait, difficilement, la Fatima de Fouad Laroui. Dans un entretien récemment publié, Le temps est venu de changer de civilisation, Edgar Morin affirme : « la culture n’est pas un luxe, elle nous permet de contextualiser au-delà du sillon qui devient ornière ». C’est bien la lecture conjointe de ces trois ouvrages (… et d’autres) qui pourrait, au moins intellectuellement, nous sortir de l’ornière. On peut aussi aller voir deux films, La Belle et la meute de la tunisienne Kaouther Ben Hania et Razzia du marocain Nabil Ayyouch.

La réalisatrice qui s’est inspirée du roman de Meriem Ben Mohamed, précise : « J’avais envie dès le départ de construire un personnage de jeune femme tout à fait normal, avec ses peurs, ses petits mensonges, son côté “oie blanche”. Elle finit par se révéler à elle-même parce qu’elle est confrontée à des situations exceptionnelles. Elle manifeste alors un instinct de survie dont elle ignorait l’existence » .

Maryam Touzani dans Razzia de Nabil Ayouch

Nabil Ayouch éclaire son projet d’ensemble : « Le film parle de gens en quête de liberté, de droit d’exprimer leurs pensées et de parler des questions qui leur importent. En particulier, le droit des femmes à atteindre cet objectif ; car je pense que cela devient de plus en plus difficile pour les femmes d’être libres dans le Maroc moderne […] Les mentalités sont en régression pour une raison simple. La liberté d’expression. Nous avançons à reculons. Ce que nous avons vu ces deux ou trois dernières années, non seulement au Maroc mais aussi dans le monde entier, est un grand pas en arrière  ».

Fouad Laroui, L’Insoumise de la porte de Flandre, éditions Julliard, août 2017, 144 p., 17 €
Leïla Slimani, Sexe et mensonges. La vie sexuelle au Maroc, éditions Les Arènes, sept. 2017, 192 p., 17 €
Fathi Benslama et Farhad Khosrokhavar, Le Jihadisme des femmes. Pourquoi ont-elles choisi Daech ?, éditions du Seuil, sept. 2017, 112 p., 15 €