capture-decran-2017-02-15-a-12-56-48
Depuis des temps immémoriaux, la Tunisie, ce grand petit pays, le seul du monde arabe à n’avoir pas réduit à rien ou transformé en guerre la vague révolutionnaire née en janvier 2011 sur son sol, s’est fait une spécialité… de ses femmes. Coïncidence ? Des femmes parfois insoumises, voire rebelles. Et assoiffées de liberté – bien avant que ne soit proclamé, en 1957, sous la présidence d’Habib Bourguiba, le fameux Code du statut personnel, qui fait des Tunisiennes, contre vents et marées, les moins discriminées du monde arabo-musulman. Trois livres en témoignent, signés Sophie Bessis, Michèle Lesbre et Saber Mansouri.

banniere11032016La mloukhia est plat traditionnel tunisien, à base de poudre de feuilles de corète et d’huile d’olive.

Ce carnet de notes a été écrit à Tunis, à l’occasion de la Foire internationale du livre (25 mars au 3 avril). Il est fait de sept courtes interviews, retranscrites presque littéralement, exception faite de deux textes envoyés par courriel.

La question de départ est simple. Elle a été posée [en français] à des Tunisien(ne)s qui ont en commun d’exercer une activité créatrice ou liée à la production culturelle. Qu’est-ce qui vous a marqué/ébloui/frappé au cours des six derniers mois – un livre ? un spectacle ? un plat (divinement) cuisiné ? De quoi se nourrit-on, à Tunis, en ce 6ème printemps de la révolution ?
Les noms des sollicités (et leurs réponses) sont donnés par ordre alphabétique. Ce carnet est bien évidemment incomplet, affreusement subjectif et peut-être trompeur. Il est donc perfectible. A suivre…