Yumi Zouma : Catastrophe (1Song1Day)

J’ai bien rigolé dans les années 1990 lors de la diffusion d’un reportage sur l’Eurodance de l’émission Capital sur M6. Une bande de jeunes filles fans de Capella, une des stars de ce courant qui a engendré les affreux Dance Machine, les Dr Alban et compagnie, était filmée à la sortie de l’enregistrement d’un programme télé où le groupe devait faire un playback. Les groupies couvraient alors de cadeaux la chanteuse du groupe avant que le journaliste ne leur révèle que la femme qui venait de monter dans une voiture, n’étaient pas l’idole qu’elles pensaient puisque la voix de l’album et celle qui dansait dans les premiers clips s’était fait éjecter par le producteur italien, pour d’obscures raisons, et avait été remplacée par une autre personne qui faisait de la simple figuration. Les jeunes demoiselles exprimaient alors tout leur dégout devant la caméra. « Je suis deg’, je lui ai offert mon bracelet préféré ».
Bon là, je dois dire que je fais moins le malin, victime que je suis d’une situation quasi similaire.

  1. Sorti de nulle part, arrive Yumi Zouma, avec un premier EP éponyme tout simplement magique. Musique entre indie pop mélancolique (The Brae) et électro épurée qui scintille, le trio néo-zélandais, vient interpréter les impeccables 4 titres de ce dernier plus quelques inédits lors d’un concert à la porte de Paris en août 2014 pour un set où moi et d’autres dansons comme rarement. Je sors donc de cette soirée en espérant qu’un album sorte enfin.

2015, le groupe persiste et signe. Ils sortent un deuxième mini album de 5 titres, dans la même veine et presque aussi réussi que le précédent et revient nous voir pour un concert parisien, auquel je me précipite encore une fois. Je remarque alors à peine que la couleur de cheveux de la chanteuse était passée du roux au brun, pour un set différent, moins pêchu mais dans l’esprit de leur nouvelle livraison de chansons.

Quand soudain, il y a quelques semaines, je fus confronté à ce qui aurait du être une évidence sur scène. En écoutant Madeira et son étrange similarité vocale et musicale avec le groupe chéri jusqu’ici, je découvris que la chanteuse initiale avait quitté le projet fin 2014 – donc juste avant la parution de l’EP II sur lequel par ailleurs elle a peut être posé sa voix – pour se lancer dans une carrière solo et cédant sa place à une nouvelle venue. (Une simple recherche sur internet me le confirmait. Son premier single issu de cette nouvelle aventure vient de paraitre, Let Me down).

Catastrophe. Ignare de la situation, j’ai donc applaudi quelqu’un que je prenais pour une autre…

Ni vu, ni connu, leur label vient de remédier au manque d’album de manière artificielle en éditant un 10 titres (appelé EP 1&2) regroupant, en réalité, les 9 titres des 2 EP et en y ajoutant un tout petit inédit. Et en dépit de ce changement de casting, je recommande fortement l’écoute de ces pépites et sans rancune, j’attendrai la suite pour voir si elle est d’aussi bonne facture.

Extrait de Yumi Zouma, EP II ou EP 1&2, Cascine

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