Commençons par un lieu commun : disons que L’Orage et la loutre est un roman actuel qui n’a pas pris une ride.
Valérie Cibot
Quelle est la chose la plus précieuse au monde ? L’or ? L’élixir de vie, capable de guérir tous les maux ? Ou est-ce la recherche plus diffuse d’un sens à donner à notre existence, une complétude que nous sommes nombreux à chercher en vain dans notre quotidien ?
Qu’est-ce qu’un frappabord ? Au Québec, c’est ainsi que l’on nomme une espèce de taon, cette grosse mouche piqueuse qui n’hésite pas à vous arracher des lambeaux de peau si votre odeur l’attire trop… A priori, pas le sujet de roman idéal : comment intéresser le lecteur à la destinée de cet animal loin d’être aussi mignon qu’un bébé phoque ? C’est pourtant ce défi que s’est lancé l’autrice québécoise Mireille Gagné.
Dans un monde abîmé par l’être humain, comment donner à entendre les voix du vivant ? Comment écrire une Terre où l’espoir réside en d’autres êtres, en d’autres sensibilités que les nôtres ? A quoi tient notre perception des non-humains ?
Quelquefois les citations que l’on trouve dans les emballages des papillotes ont raison : d’un grand chagrin peut naître un bonheur durable. Dans le cas de Jennifer Kerner, ce bonheur consiste à participer à des fouilles dans le monde entier afin d’étudier des cadavres. Cela peut paraître étrange…
Du 9 au 13 juin 2021 aura lieu la première édition du festival écopoétique Le murmure du monde, dans le Val d’Azun, en Hautes-Pyrénées, avec le soutien du master Écopoétique et création d’Aix-Marseille Université et de Diacritik.
Après ces quelques mois où il s’avérait plus que problématique de s’approvisionner – en livres, côté whisky, pas de problème, le privé pouvait continuer, en chambre, ses investigations –, le temps est venu de refaire quelques virées dans les librairies afin de satisfaire notre appétit de lectures fraîches (mais n’y trouvant pas forcément ce qu’on a projeté d’acquérir – nombre de nouveautés étant souvent absentes des tables).
« Pour occuper mes doigts, je prépare une soupe au pistou. Moins risqué.
11 mai 2020. Le déconfinement s’accompagne de retours possibles dans les librairies et leurs rayons, ouvrant bien plus de perspectives que le kilomètre qui nous était jusqu’ici autorisé. C’est donc une rentrée de printemps qui débute, inédite — et, espérons-le, hapax. Pour fêter ce retour aux librairies, il me fallait un livre singulier, un choix subjectif. Ce sera un récit qu’avec Jean-Christophe Cavallin j’ai vu s’épanouir, Nos corps érodés de Valérie Cibot, paru aux éditions Inculte cinq jours avant le début du confinement.