Commençons par un lieu commun : disons que L’Orage et la loutre est un roman actuel qui n’a pas pris une ride.
Auteur : Valérie Cibot
Quelle est la chose la plus précieuse au monde ? L’or ? L’élixir de vie, capable de guérir tous les maux ? Ou est-ce la recherche plus diffuse d’un sens à donner à notre existence, une complétude que nous sommes nombreux à chercher en vain dans notre quotidien ?
Qu’est-ce qu’un frappabord ? Au Québec, c’est ainsi que l’on nomme une espèce de taon, cette grosse mouche piqueuse qui n’hésite pas à vous arracher des lambeaux de peau si votre odeur l’attire trop… A priori, pas le sujet de roman idéal : comment intéresser le lecteur à la destinée de cet animal loin d’être aussi mignon qu’un bébé phoque ? C’est pourtant ce défi que s’est lancé l’autrice québécoise Mireille Gagné.
Dans un monde abîmé par l’être humain, comment donner à entendre les voix du vivant ? Comment écrire une Terre où l’espoir réside en d’autres êtres, en d’autres sensibilités que les nôtres ? A quoi tient notre perception des non-humains ?
Quelquefois les citations que l’on trouve dans les emballages des papillotes ont raison : d’un grand chagrin peut naître un bonheur durable. Dans le cas de Jennifer Kerner, ce bonheur consiste à participer à des fouilles dans le monde entier afin d’étudier des cadavres. Cela peut paraître étrange…