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Parce qu’« un bon titre, c’est un titre qu’on ne voit pas » (Claire Carrard, éditrice), parce que l’exercice est difficile et parfois à double tranchant, et si les jeux de mots n’étaient pas des pets de l’esprit, mais plutôt de Damoclès ? En rassemblant des titres et surtitres d’articles, de unes ou de brèves parus entre 1973 et 2015 dans le quotidien Libération, Hervé Marchon a non seulement synthétisé ce qui relève déjà de la réduction, du raccourci qui fait sens, mais il a surtout mis en lumière ce qui est la signature Libé : un art certain du titre.

En argot journalistique, Frigo = Rubrique nécro

 

Il y a neuf ans, j’écrivais une chronique funèbre pompeusement intitulée «Nécro spirituelle». Le 15 janvier dernier, alors que René Angélil venait juste de passer de vie à trépas la veille au soir, aucune nouvelle célébrité n’était morte à peine le jour levé. Devant le spectacle des commentaires sur la fatalité morbide de ce début d’année, j’en ai profité pour réécrire ce billet sur la camarde qui semble prendre un malin plaisir à dézinguer les idoles qui n’iront pas plus loin que leur 69ème anniversaire.

Le long entretien accordé par Denis Robert à Diacritik est à l’image même de l’écrivain-journaliste : chaque réponse est une affirmation de soi comme du résultat d’une enquête poussée. Le personnel rencontre le factuel et le questionnement initial est prolongé par des interrogations nées des propres réponses de l’auteur de Mohicans : la quête de Denis Robert semble sans point final possible. Un entretien en mode gonzo, un genre que l’auteur revendique.

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Que serait le monde vu à travers les seuls titres de presse ? C’est la question que pose le Tout va bien, relevé de ces gros titres par lesquels les journaux attirent notre regard et cherchent à fixer notre attention. La seconde édition (2015) du Tout va bien vient de paraître au Tripode. 136 titres comme un condensé de la folie et de la bizarrerie de notre époque, telle que la presse la représente, telle qu’elle se dit entre absurdité et poésie, tragédie et stupidité.

Love Boat
Love Boat

Nos lecteurs fidèles (qu’ils soient ici chaudement remerciés) l’auront (peut-être) remarqué, quelques changements d’ergonomie sur la page d’accueil du site ont été opérés en ce froid – beau – second – quelconque (rayez la mention inutile) dimanche de novembre. Toute la rédaction espère prochainement lire vos retours sur cette mue dominicale (et croyez-bien qu’aucune mention ne sera superflue).