Pour réunir les conditions nécessaires à un chef-d’œuvre américain, munissez-vous des ingrédients suivants :
Nicolas Tellop
1 – Mots qui ne sont pas de pure race
2 – Groupe américain auteur de « We Are Young » et « Some Nights »
3 – Il ne quitte jamais sa chemise de nuit jaune
4 – Détective à la mâchoire carrée
5 – Jeu favori de la Sphinge
6 – Acteur qui vendait bien
7 – Auteur qui savait tayloriser
8 – La petite fille de Quino
9 – Auteur dont on peut retourner le nom comme une crêpe
10 – Ses feux évitent d’éblouir ceux qui arrivent en face
(Solution dans l’article)
Parce que le temps n’est qu’invention (et une donnée relative), la critique nécessite parfois d’utiliser tous les moyens du bord numérique pour absorber le flux des sorties… chronique sms de Rocco et la toison de Vincent Vanoli (L’Association).
En un peu plus d’un an, Alexandra Huard a publié trois trésors. Trois livres illustrés, d’une lumière si intense que son irisation reste imprimée sur la rétine longtemps après en avoir parcouru les pages. Trois albums d’images rémanentes d’un voyage qui reste à accomplir.
Paru en mars dernier, le nouveau roman graphique de Craig Thompson, Space Boulettes (« Space Dumplins » en version originale) est un space opéra, un conte pour enfants et une relecture d’Alien. Et une réflexion sur le vivre ensemble, sur la condition sociale aux USA et la question des ressources énergétiques. Une oeuvre foisonnante à des années lumière de Blankets, Chunky Rice et Habibi. Entretien avec l’auteur de Space Boulettes. Où l’on parle de SF, de cacas de baleines et d’apprentissage de la vie.
C’est la fin des années 1990. Une page n’est pas encore tournée, et il y a des chances qu’elle ne le soit toujours pas. Pour l’heure, cela n’a pas vraiment d’importance, et d’ailleurs je n’y pense pas. Le siècle agonisant, le millénaire essoufflé, le monde en bout de course ne m’atteignent pas.
A lors que paraît Ô vous, frères humains aux éditions Futuropolis, Nicolas Tellop s’entretient avec Luz. L’occasion d’évoquer la nécessité de ne pas livrer un Catharsis II mais un « cri » autre, un éclairage sur la folie du monde, dans les pas d’Albert Cohen et de son livre sur la haine et l’antisémitisme, comme une manière de creuser des thèmes présents dans l’oeuvre de Luz dès ses premiers dessins et albums.
Les éditions Dupuis viennent d’exhumer Le Gang Mazda, véritable trésor caché qui enchanta toute une génération de la fin des années 1980 jusqu’à un ultime album en 1995. À la lisière de l’autobiographie fantasmée et du roman d’apprentissage, la série déploie au fil des gags la fresque burlesque d’une jeunesse qui se cherche, un crayon à la main.
Les éditions Casterman ont réédité en début d’année le merveilleux Fable de Venise dans sa version originale. On retrouve ainsi le découpage en strips qui avait disparu des remontages ultérieurs et une mise en couleurs très éloignée des sempiternelles aquarelles qu’on attache souvent au dessinateur. Une véritable redécouverte, qui donne l’occasion d’interroger la place de Venise dans la genèse de Corto Maltese.
