Les 11 et 12 novembre se tiendra, à la Halle des Blancs-Manteaux, le 27e Salon de la Revue dont Diacritik est cette année le partenaire. L’occasion pour le magazine d’interroger André Chabin et Yannick Kéravec, maîtres d’œuvre de l’événement et de La Revue des revues, à la fois sur l’histoire du Salon, les nouvelles revues qui, cette année, s’y déploient et enfin sur le sens du collectif qui préside à toute revue.

Julie Wolkenstein (DR)

Sophie et Paul — oui, « comme les personnages les plus célèbres de la littérature pour enfants. Comme dans la comtesse de Ségur. D’accord. » — se rencontrent, par hasard, gare d’Austerlitz, dans un Starbucks. Comme tous les clients de l’enseigne, ils doivent décliner leurs prénoms, , « familiarité de façade » et « connivence factice ». Sophie aime tromper son monde et s’inventer un nom, Pauline par exemple. Paul, lui, a dit s’appeler Gaspard. Pauline et Gaspard, deux prénoms de personnages de la comtesse de Ségur comme d’Eric Rohmer, ils en ont tant « en commun ».
« Comment s’étaient-ils rencontrés ? Par hasard, comme tout le monde », énonçait un célèbre incipit. « Où allaient-ils ? » : à l’IMEC, pour l’un comme pour l’autre, afin de consulter le dossier Rohmer. Leur enquête sur le premier film, inachevé et invisible, du cinéaste, une adaptation des Petites filles modèles est le point de départ des Vacances de Julie Wolkenstein, un roman qui n’a de cesse de dérouter son intrigue, pour le plus grand plaisir de son lecteur.

Dans les premiers jours de septembre où le ciel est fixe et immuable, innervé de la sérénité parfois anxieuse de la rentrée mais fermement assis dans la routine à nous revenue, la nouvelle est tombée dans une horreur tragique qui n’avait pour équivalent que la surprise de son annonce pour le moins inopinée : Claire Chazal, reine incontestée du JT de TF1 depuis bientôt deux riches décennies, venait, sans prévenir, d’être abruptement limogée.