Sophie Quetteville et Fabien Clouette © Aurélie Garreau

Le 14 septembre 2016, Sophie Quetteville animait une rencontre au Monte en l’air à l’occasion de la sortie du Bal des ardents de Fabien Clouette (éditions de l’Ogre). Ce livre fait partie de ceux que Diacritik a particulièrement défendus en cette rentrée littéraire (lire ici l’article de jean-Philippe Cazier).

Le bal des ardents, de Fabien Clouette, s’ouvre sur un chapitre dans lequel un jeune enfant joue aux échecs avec son père. L’enfant veut enfreindre les règles, le père rappelle la règle. « Il faut apprendre à jouer », dit le père, c’est-à-dire : il faut respecter les règles – « Si on change tout, si on confond, alors on n’y comprendra plus rien ». Pour l’enfant, au contraire, il s’agit de « Tout inventer ». Et c’est ce qu’il fait : il change l’ordre des pièces du jeu, se met à parler seul, inventant des paroles : « Il invente tout, absolument tout ».

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Comment rester immobile quand on est en feu, de Claro, invite justement à ne pas être immobile, à plonger dans le mouvement – mouvement impliquant par définition une multiplicité indéfiniment reprise, répétée, absolument ouverte à sa propre transformation. Le mouvement dont il est question ici n’est pas un simple déplacement mais un mobilisme généralisé où tout bouge en soi, se transforme soi-même en autre chose, sans cesse. Il s’agit du mouvement du devenir par lequel ce qui est devient toujours en lui-même autre chose que lui-même, toujours ouvert à un dehors qui le fragmente, le redistribue, l’agence avec autre chose, l’inclut dans des ensembles ou séries également en devenir.

9782330052461«Ce qu’on ne peut pas dire, il faut le taire», a dit Wittgenstein. Oui, mais Derrida a aussi dit qu’on avait le droit d’essayer de l’écrire, alors je tente le coup.

J’ai assisté hier à l’interprétation toute contemporaine de la pièce de Shakespeare d’Olivier Py, clôturant un mois de septembre so Lear, après avoir lu Cordelia la guerre de Marie Cosnay (paru en septembre aux éditions de l’Ogre), puis la pièce elle-même traduite par Yves Bonnefoy, qui m’a retournée, et parce que j’ai eu une place Tarif réduit.