La Fête de l’insurrection gitane se tiendra ce dimanche 15 mai sur le parvis de la Basilique de Saint-Denis. Si elle est l’occasion de commémorer un événement peu connu de l’histoire, elle est aussi l’expression d’une forme de résistance politique autant qu’un lieu de rencontre, de réflexion, de découverte – et d’amusement. Entretien avec Pierre Chopinaud, de l’association La voix des Rroms.
Éditions Al Dante
Rada Iveković rappelle que les réfugiés ont une histoire et que cette histoire est aussi la nôtre, que les conflits meurtriers ou les situations de crise dont ils essaient de se protéger sont aussi les conséquences d’une histoire coloniale, de politiques internationales où l’Europe, entre autres, avance souvent en eaux très troubles. Ce contre quoi les réfugiés cherchent refuge est aussi l’histoire de l’Europe et les intérêts européens.
Avant d’être édités par les éditions Fissile et Al Dante, les textes originaux Paradis remis à neuf et Naissance de la gueule ont déjà été «déformés» par des improvisations orales multiples, à la radio ou sur scène. Ces textes, édités et figés par l’impression papier, seront encore, dans le futur, soumis à des improvisations orales multiples et encore transformés. C’est pour cette raison que Paradis remis à neuf est sous-titré matériau sonore.
Après le texte d’Emmanuèle Jawad et celui de Jean-Michel Espitallier, Diacritik poursuit son hommage à Jacques Sivan, disparu le 13 février dernier, avec Stéphanie Eligert qui revient ici sur certains enjeux et certaines formes de l’écriture de son œuvre.
Que deviennent les choses lorsqu’elles sont écrites ? Que deviennent les corps lorsqu’ils sont écrits ? Ce sont les questions qui semblent animer l’écriture d’Amandine André.
Le 13 février dernier disparaissait le poète Jacques Sivan. Le nom de Jacques Sivan est synonyme d’une œuvre parmi les plus inventives et risquées de la poésie contemporaine. Emmanuèle Jawad, en une forme d’hommage, revient dans ce texte sur les textes « motléculaires » de Jacques Sivan et certains de leurs enjeux.
On pourrait dire que Sic, d’Antoine Dufeu, est une fiction qui se développe à partir de ce que Saussure et Benveniste ont écrit sur le langage et le signe linguistique : l’arbitraire du rapport entre le signifiant et le signifié, entre le signe et le référent. Dire que le rapport est arbitraire signifie qu’il pourrait ne pas être, être autre de manière tout aussi arbitraire. Le livre s’engouffre dans cet arbitraire et développe une écriture par laquelle le signe et le référent, le langage et la chose renvoient l’un à l’autre non selon une adéquation fixe et assurée, mais selon des rapports variables, divergents et mobiles, l’un glissant sur l’autre sans le recouvrir, comme deux séries convergentes et divergentes.
Le titre de la fiction de Véronique Bergen, Le cri de la poupée, allie de manière paradoxale le vivant et de l’inanimé, l’expression et la chose muette, l’organique et l’artificiel. Une poupée est dotée du pouvoir de crier, comme si elle était douée de vie. Mais c’est aussi bien le vivant qui est doté des qualités de l’inerte et de la chose artificielle. Le titre condense ainsi les principales lignes qui donnent à ce livre sa logique étrange : le vivant devient poupée et l’humain devient insecte, le mort devient vivant, ou en tout cas parlant, les êtres se dédoublent, les corps subissent une subversion de leur ordre organique pour tendre vers l’inorganique (la poupée) ou de nouvelles configurations étranges (« Te déconstruire, te réagencer, faire de ta bouche un anus »), ou encore passer les frontières des espèces et des règnes (« avant de naître poupée, j’avais vécu en chien »).
À l’invitation de la revue Frappa, Amandine André lira certains de ses textes inédits le samedi 14 novembre à 18 heures à la Galerie Simple, 75018 Paris. Elle est l’auteur de Quelque chose, publié en 2015 aux éditions Al Dante.
Dès la 1ère salle ça vous prend
aux tripes
Ça vous prend aux tripes