À l’occasion de la sortie de Sophia Antipolis en DVD, Diacritik republie la critique de Joffrey Speno et son l’entretien avec Virgil Vernier. Ainsi se clôt un accompagnement critique du film et du partenariat construit autour du cycle « Société sécrète » avec le cinéma L’archipel. À noter : Mercuriales, le précédent et non moins sidérant long-métrage du cinéaste bénéficie à cette occasion d’une nouvelle édition.

Après Out, je n’avais plus envie de faire des films qui soient directement (ou indirectement) en prise avec la réalité sociologique – avec la réalité de la France de ces années-là. Donc : faire des films qui flirtent avec l’idée de fiction ; aller dans des directions décollant du réalisme, vers éventuellement le fantastique.”

Plus de 25 ans après, Twin Peaks est revenu sur les écrans de télévision et la série est désormais disponible en DVD. Ce retour, David Lynch n’en fait pas une suite qui permettrait de retrouver ceux que nous avions laissés dans la nuit de nos écrans et de nos souvenirs. Le retour de Twin Peaks ne reproduit pas Twin Peaks, il le répète en y incluant la distance qui nous en sépare.

A l’occasion de la parution en DVD du beau film d’Isabelle Ingold, Des jours et des nuits sur l’aire, nous republions l’article que nous lui avions consacré lors de sa diffusion en salles.
Des jours et des nuits sur l’aire, d’Isabelle Ingold, est un film particulièrement beau et intelligent. Esthétiquement beau et intelligent. Politiquement beau et intelligent.

Cannes refuse de dérouler le tapis rouge à Netflix

Cannes 2017 ne renonce pas à la sacralité du cinéma en salle et va jusqu’à annoncer l’exclusion du concours, à partir de l’année prochaine, de ceux qui auront l’audace de distribuer leurs œuvres en dehors de l’écran magique de la salle.
Almodovar, président du jury, renforce l’anathème en affirmant qu’il ne sera pas possible de songer à une éventuelle Palme d’Or pour des films produits par Netflix ou par des plateformes semblables essentiellement dédiées au streaming.

En 1995, les spectateurs étaient conviés à Un voyage avec Martin Scorsese à travers le cinéma américain (A Personal Journey with Martin Scorsese through American Movies) puis à travers l’Italie en 1999 (Mon Voyage en Italie/Il mio viaggio in Italia), par un même réalisateur, rendant hommage aux cinéastes l’ayant inspiré et livrant, par la même occasion, une autobiographie. Bertrand Tavernier, très féru de cinéma américain, qui a par ailleurs préalablement salué ce cinéma avec 50 Ans de cinéma américain (coécrit avec Jean-Pierre Coursodon) et Amis américains, a emboîté le pas à Martin Scorsese.

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« Pourquoi vous… tu me racontes cette histoire ? » demande avec étonnement Caroline (Isabelle Carré) à l’exubérante et à peine connue Pattie (Karin Viard) qui vient de lui faire un second récit fort grivois et bien détaillé de l’une de ses nombreuses et ravissantes baisades. Et Pattie de répondre tout simplement : « Pour rien, je t’explique d’où vient le vin. ». Si on ne l’avait pas encore compris à ce stade du film, à savoir une quinzaine de minutes après le début, le moteur de 21 nuits avec Pattie est la parole.

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Chose promise, chose due, le comité de visionnage de Diacritik a regardé l’intégralité d’Au service de la France, la série d’Arte écrite par Jean-François Halin, Claire Lemaréchal et Jean-André Yerlès. Programmée à raison de quatre épisodes successifs par soirée et labellisée pochade comique et décalée au cœur des services de renseignements français dans les années 60, la sitcom a-t-elle tenu ses promesses ? Éléments de réponse avant la diffusion de la dernière salve ce jeudi 12 novembre.

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Le cinéphile un peu lucide sait qu’il est souvent la première personne à qui l’on demandera, « Y a quoi à voir au cinoche en ce moment ? » et la dernière que l’on écoutera. Parce que, selon une légende urbaine, il aime l’ennui, le bruit des aiguilles d’une montre, les films où l’on engage la conversation avec un extraterrestre plutôt que de se contenter d’une baston.
Cette rubrique ne dérogera pas à la règle.