Les dénonciateurs de la catastrophe écologique ont été raillés comme des « gourous apocalyptiques » annonçant indûment la « fin du monde ». C’est effectivement l’idée ce que je vais défendre ici. Mais en un sens un peu plus fin que celui de la disparition de toute vie… Et, paradoxalement, cette « fin du monde » est peut-être la seule bonne nouvelle de ce temps désastreux.

Nous, enseignants du lycée Mozart du Blanc-Mesnil avons pris connaissance lors de la pré-rentrée des enseignants des conditions dans lesquelles va s’effectuer la rentrée effective dès le lundi 7 septembre dans notre lycée. Alors même que notre département est désormais classé en zone de circulation active du virus et de vulnérabilité élevée, aucune mesure sérieuse n’est prise pour empêcher la propagation du virus contrairement à ce que le gouvernement affirme.

S’il n’y a qu’un seul texte à lire sur la pandémie, c’est bel et bien le remarquable Changer le monde de Laurent de Sutter qui vient de paraître. Dans ce bref et incisif essai, le théoricien de la postcritique déploie une saisie aussi originale que juste du virus qui a obligé une large partie du monde à se confiner. Avant de se projeter aveuglément dans le monde d’après, il faut d’abord revenir aux Grecs pour qui toute épidémie relève non d’un principe médical mais appelle à une vision politique : celle de la co-existence avec les puissances étrangères. Autant de pistes neuves de réflexion sur lesquelles Diacritik a voulu revenir avec Laurent de Sutter le temps d’un grand entretien.

Paolo Giordano a écrit Contagions en quelques jours, entre la fin février et le début du mois de mars 2020, alors que l’Italie entrait dans l’épidémie de Coronavirus et commençait à prendre conscience (et nous avec elle) de l’ampleur sans précédent d’une crise planétaire dont le sens comme les conséquences vont bien au-delà de la seule maladie.

Pour réaliser cet article, je me suis appuyée sur ce que j’ai noté et observé lors de mes actions de bénévolat à Montpellier. J’ai également réalisé des entretiens téléphoniques avec une bénévole ayant aidé pour la préparation de colis livrés dans des squats et bidonvilles ainsi qu’avec une salariée du Secours Catholique.
J’écris cet article car mes valeurs s’entrechoquent en ces temps de confinement. Il me faut poser les choses.

Toutle monde parle de « l’après ». « Après ne sera plus comme avant », promet-on un peu partout. Comment sera le monde « d’après » ? De quoi sera fait le jour « d’après » ? Tous les médias regorgent de spéculations sur « l’après ». Sera-t-il différent de « l’avant », et en quoi ? Ou sera-t-il la duplication frénétiquement relancée de cet « avant » dont tout le monde semblait pourtant s’accorder pendant un (court) moment à penser qu’il était bien mal parti, et qu’il nous menait tout droit à la catastrophe ?

Alors que les modalités de la mise en œuvre de l’application StopCovid entrent en discussion au Parlement et que les possibilités qu’elle ouvre posent des questions capitales, nous avons voulu donner la parole à un spécialiste des dispositifs numériques modernes. Olivier Tesquet, journaliste à Télérama, est l’auteur du livre À la trace, Enquête sur les nouveaux territoires de la surveillance, disponible aux éditions Premier Parallèle. Cartographe et historien du monde contemporain, son ouvrage comme sa parole tiennent de l’alerte essentielle.

Cesare Martinetti est un journaliste italien, ex-directeur adjoint de La Stampa. Diacritik, avec son accord, publie dans une traduction d’Andrea Manara, son article paru le 25 mars dernier sur Altre / storie, une newsletter créée et dirigée par Mario Calabresi, rassemblant des reportages, des témoignages, des histoires et des analyses sur l’actualité ; une section est dédiée aux photographes en activité, avec leurs images et leurs histoires.

Paolo Giordano a écrit Contagions en quelques jours, entre la fin février et le début du mois de mars, alors que l’Italie entrait dans l’épidémie de Coronavirus et commençait à prendre conscience (et nous avec elle) de l’ampleur sans précédent d’une crise planétaire dont le sens comme les conséquences vont bien au-delà de la seule maladie. Prolongement et amplification d’un article publié par l’écrivain dans le Corriere della Sera le 25 février, le livre a été mis en ligne en accès gratuit par le Seuil, son éditeur français, qui le considère « comme une intervention d’utilité publique ».

« L’enfant m’a appris à mourir. »
Claire Ponceau, L’enfant, l’étoilement.

« Tous travaillent au son qui tue.
La flèche ouvre une brèche dans l’espace et dans le temps.
La musique ouvre une brèche dans l’espace et dans le temps.
L’une et l’autre font parler la mort, accompagnent la mort. »
Pascal Quignard, Harmoniè Palintropos

Je me suis réveillé à quatre heures cinquante.