Tous les mercredis, Joffrey Speno nous offre l’un des films de sa collection de portraits documentaires « La parole aux morts ». Aujourd’hui, Pour ce que je suis réellement.
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Cinéma à l’université pourrait se définir comme la troisième étape d’un mouvement plus vaste qui touche à l’un des piliers de l’enseignement du cinéma, à savoir le cloisonnement presque absolu de la théorie et de la pratique, du savoir et du savoir-faire, de la pensée purement intellectuelle et de la pensée « avec les mains » (pour citer le livre éponyme de Denis de Rougemont, lui-même cité dans Godard dans Histoire(s) du cinéma).
Tous les mercredis, Joffrey Speno nous offre l’un des films de sa collection de portraits documentaires « La parole aux morts ». Aujourd’hui, Un jour, quelqu’un éteint la lumière.
Tous les mercredis, Joffrey Speno nous offre l’un des films de sa collection de portraits documentaires « La parole aux morts ». Aujourd’hui, « Les battements du cœur ».
Tous les mercredis, Joffrey Speno nous offre l’un des films de sa collection de portraits documentaires « La parole aux morts ». Aujourd’hui, « Le poids de deux cœurs ».
Tous les mercredis, Joffrey Speno nous offre l’un des films de sa collection de portraits documentaires « La parole aux morts ». Aujourd’hui, « Des dieux à soi ».
Aujourd’hui, « Chérir et raviver les instants partagés ».
Tous les mercredis, Joffrey Speno nous offre l’un des films de sa collection de portraits documentaires « La parole aux morts » (lire ici la présentation de cette série par Jean-Philippe Cazier).
La parole aux morts est une série de films réalisés par Joffrey Speno. Il est sans doute inédit qu’un jeune cinéaste commence par une série de ce type, avec des partis pris aussi radicaux : à chaque fois, filmer en plan fixe, selon une durée variable, une seule personne parlant de son rapport à la mort, parlant de ses morts, de la mort qui est en elle.
J’ai proposé à 52 personnes de filmer avec un smartphone pendant une minute, chacune depuis la fenêtre de son lieu de confinement, dimanche 29 mars, sur la tranche 12:00-12:53.
En résulte LE FILM DES INSTANTS : un film choral qui dit ce que chaque maillon de cette chaîne collaborative voit, à midi, à sa fenêtre.
Avec ce portrait intime du père de la psychanalyse diffusé lundi 6 avril sur Arte et profondément inspiré par sa prodigieuse correspondance, David Teboul réussit sereinement à relancer l’intérêt pour le géant penseur viennois, alors que celui-ci est de plus en plus remis en cause.
« Pigalle était mieux que la beauté. Pigalle est punk : sa laideur n’est rien ; son énergie fait tout — aujourd’hui encore » (New Moon)
David Dufresne aime à déplier les approches formelles comme esthétiques d’un même objet. Pensons à Fort McMoney qui fut successivement reportage dans la presse, journal dans le collectif Or brut (Lux, 2015), documentaire et même jeu vidéo ; ou à son livre New Moon (Seuil, 2017, mis en ligne gratuitement dans le cadre de l’opération « Le Seuil du jour » doublé (comme l’est un tissu) d’un documentaire, toujours disponible en replay sur Arte : le « flâneur »nous conduit au cœur de Pigalle, de son histoire comme de ses mutations, selon deux focales et deux approches formelles du réel, tout sauf opposées.
Si la série Freud, réalisée par Marvin Kren et diffusée sur Netflix, ne nous apprend rien sur Freud ou sur la psychanalyse, c’est que son objectif est ailleurs. Il ne s’agit pas du tout ici de faire une œuvre pédagogique ni de filmer un biopic, mais de réaliser un objet plus freudien qu’il n’y paraît.
Deux ans après la diffusion d’un documentaire remarqué, Les Enfants du 209 rue Saint-Maur, Paris Xe, Ruth Zylberman arpente à nouveau l’immeuble parisien, s’imprègne une fois encore de la mémoire matérielle du lieu.
Le cinéma sert à poser des questions, pas à y répondre, disait le tout jeune Leos Carax à la Berlinale de 1987. Il semblerait que toute une nouvelle génération de cinéastes l’ait pris au pied de la lettre, commençant à remettre en cause toute forme d’assignation du film à un genre, à une fonction, à un public. Le nouveau film-question de Patric Chiha arbore fièrement son hybridité, en défiant dès son titre les attentes d’un spectateur éventuel, ce spectateur cœur de cible dont tout le monde sait qu’il n’existe plus mais qui continue, du fond du gouffre, à dicter la loi du marché affolé des images.