La solastalgie est un sentiment de désolation profonde causée par la conscience des changements environnementaux en cours. Du latin solacium (réconfort) et du suffixe grec algia (relatif à la douleur), le terme est inspiré du mot « nostalgie ». Inventé en 2003 par Glenn Albrecht, ce concept est au cœur du film d’Anne Émond, Amour Apocalypse.
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Ce ne serait pas un mal qu’avant de passer à la réalisation les cinéastes aient acquis une expérience de poète, de musicien ou de plasticien – et mieux encore des trois simultanément, sans hiérarchie. Mais il faut bien reconnaître que ça arrive assez rarement – je veux dire d’une manière qui ne soit pas du semblant. Jim Jarmusch est de ces cinéastes. N’ayant jamais rien abandonné de ses passions précoces, il s’est tant nourri d’expériences multiples qu’il doit s’en défaire, au moins partiellement, non pour faire vœu de pauvreté, mais pour aller au plus vif de ce qu’il remet en jeu à chaque projet.
Cinéphiles ou lecteurs de passages : à quand remonte la dernière fois qu’un film vous a stupéfait ? David Lynch ? Stanley Kubrick ? (Sachant que vous n’allez pas voir les films d’Alexsï Guerman…) Combien de films parviennent chaque année à nous surprendre, nous étonner tout en nous bouleversant ? Et surtout, pour un cinéaste, comment inventer une nouvelle façon de raconter une histoire quand, envahis par les écrans, nous avons tout vu ?
Annoncée depuis des mois par la plateforme avec un sens du teasing bien réglé qui n’a rien à envier aux pratiques des majors quand ils balancent une minute douze de bande-annonce six mois avant la sortie d’un nouveau blockbuster, la nouvelle livraison de la série Knives Out (en Netflix dans le texte) est arrivée le 12 décembre dernier sur nos écrans. La critique est quasi unanime : Wake Up Dead Man est meilleur que les précédents. Mais moins bon que le prochain ?
Cabo Negro est une station balnéaire marocaine, un lieu pour des vacanciers riches, surtout occidentaux. C’est aussi le titre du nouveau film d’Abdellah Taïa.
Reprise du Jeanne Dielman, de Chantal Akerman, et d’une étude de Gilles Deleuze sur Michel Tournier, Un Film sans autrui, de Frank Smith, est surtout un film qui problématise le cinéma, l’image, le personnage, le monde et le rapport au monde, le sens, et les redistribue selon de nouvelles possibilités cinématographiques mais aussi éthiques, mentales, intellectuelles.
Pour la sortie de son second long métrage, Renoir, présenté en compétition officielle au Festival de Cannes 2025, nous rencontrons la réalisatrice japonaise Chie Hayakawa.
C’est un plan glaçant, l’un des plus beaux de ces dernières années, un plan sur une nuque, des bruits de pas…la nuque, quelqu’un qui s’approche, le pardon ? La sentence ? Avec cette nuque, il y a le spectateur, l’Iran. Dans l’incertitude. Tout va chavirer.
L‘Homme brille souvent par son inhumanité. C’est ce qui vient immédiatement à l’esprit en sortant de la projection de Frantz Fanon, le film d’Abdenour Zahzah.
Put Your Soul on Your Hand and Walk, film-documentaire réalisé par Sepideh Farsi, a été présenté par l’ACID (Association du Cinéma indépendant pour sa Diffusion) à l’ouverture du festival de Cannes 2025.
Le film Sept jours, sorti le 6 août en salle, est réalisé par Ali Samadi Ahadi, cinéaste iranien exilé en Allemagne.
Au rythme de Vera raconte l’histoire, à travers les années 70, de Vera Brandes, géniale promotrice de concerts de jazz d’à peine 18 ans.
Le nouvel album Sparks a pour titre Mad ! Et celui de Neil Young and The Chrome Hearts, Talkin to the Trees (qui m’évoque ce film étrange, minimaliste, Speaking for Trees avec Cat Power). Ils passent sur la platine de l’atelier entre deux très longues plages de Morton Feldman ou de Franz Schubert, ainsi que tout ce qui ne contrarie pas le travail d’écriture.
Parfois, un documentaire nous terrasse par son implacable constat du réel. Les mots qu’elles eurent un jour, de Raphaël Pillosio, raconte la longue conversation d’un groupe de prisonnières algériennes en 1962, condamnées à mort pour attentat terroriste et libérées par de Gaulle à la fin de la guerre.
C’est peut-être le degré d’étrangeté, ou la marque d’un écart envers les conventions du genre – même si le résultat se montre aux antipodes de ce que j’apprécie, et relis régulièrement, sans la moindre déperdition de plaisir, depuis l’enfance – qui me conduit à ne pas lâcher l’affaire « bande dessinée ». Mais il me faut préciser qu’à première lecture de nouveaux albums, je ne me préoccupe guère de ce que « ça raconte », préférant frotter mon regard au images : au trait, au travail de composition, voire aux couleurs. Ce n’est qu’un peu plus tard, quand le regard a été ne serait-ce qu’un peu satisfait, que je m’attache aux « histoires » (bien entendu, si Blutch reprend Lucky Luke, ça va plus vite : il y a des projets qui incitent à ne rien séparer – et quand ça arrive, on en redemande).