Revue Les divisions de la joie

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Que l’écriture – et l’écriture poétique en particulier – n’ait rien à voir avec l’argent et les hiérarchies sociales, c’est ce que montre le travail de nombreuses « petites » maisons et de nombreux écrivains qui n’ont qu’un intérêt : affirmer l’écriture, le renversement du monde par l’écriture, les mondes possibles que l’écriture crée. C’est ce qu’exprime nombre de revues qui de manière le plus souvent très précaire diffusent et rendent accessibles les écritures contemporaines les plus diverses, souvent marginales.

C’est tout cela que résume la revue Les divisions de la joie récemment créée par Luc Benazet et Victoria Xardel, dont a été publié en mars le troisième numéro. Quelques feuilles à peine, sans mise en page spectaculaire, trois auteurs, huit textes qui seuls importent, avec leurs mots, leurs mouvements, ce qu’ils affirment depuis leur existence aujourd’hui incongrue.

Elinora Leger fait défiler les mots qui apparaissent sur les murs, ceux d’une langue anonyme et commune qui disent l’état du monde, les désirs subjectifs qui persistent, les mondes politiques qui y coexistent.

Luc Benazet y écrit un Journal des paroles, où les paroles, entre autres, ne se rapportent pas « aux formes de gouvernement ».

Et Victoria Xardel évoque dans quatre textes énigmatiques la figure presque fantôme d’une « femme qui vit dans le langage ».

Que peut dire l’écriture poétique sinon sa propre précarité, sa propre incongruité, ses mouvements aberrants, ses mondes étranges et pourtant vivants ? Que peut dire la poésie sinon qu’elle est politique, alors « qu’un chef fasciste mène les foules » ?

Les divisions de la joie, n°3, mars 2016, 3 €

10553782_937586326318448_6830181817252003981_oLa page de la revue sur Facebook

La revue est en vente à Paris dans les librairies
Vendredi, 67 rue des Martyrs,
Le Comptoir des Mots, 239 rue des Pyrénées
Texture, 94 avenue Jean Jaurès
Michèle Ignazi, 17 rue de Jouy
Tschann, 125 boulevard du Montparnasse
L’odeur du book, 60 rue Hermel
À Montreuil :
Michèle Firk, 9 rue François Debergue
À Tanger :
Les Insolites, 28 rue Khalid Ibn Oualid
À Besançon :
Le Marulaz, 2 place Marulaz
À St Antonin Noble Val :
Le Tracteur Savant, 3 place de la Halle
À Nantes :
Vent d’Ouest, 5 place du bon pasteur
À Marseille :
Histoire de l’œil, 25 rue Fontange