Le Prix Lumière 2017 consacre le réalisateur hongkongais Wong Kar-wai. Celui-ci succède ainsi à Catherine Deneuve, Martin Scorsese, Pedro Almodovar, Quentin Tarantino, Ken Loach, Gérard Depardieu, Milos Forman et enfin à Clint Eastwood qui fût le premier, en 2009, à recevoir cette distinction récompensant chaque année une personnalité du cinéma pour l’ensemble de son œuvre et « pour contribution exceptionnelle à l’histoire du cinéma ».

Côté Off, du 1er au 30 juin, pas moins de 50 événements dédiés au 9ème art dans plus de 40 lieux dans toute la vile. Côté In, le Festival connaît son point d’orgue dans la capitale des Gaules le samedi 10 et le dimanche 11 juin. Avec 235 auteurs présents, des animations des expos, des masterclass et des rencontres, pour sa 12è édition, Lyon BD entend une fois de plus croiser les genres et (re)donner du sens aux mots foisonnement et décloisonnement.

En 1995, les spectateurs étaient conviés à Un voyage avec Martin Scorsese à travers le cinéma américain (A Personal Journey with Martin Scorsese through American Movies) puis à travers l’Italie en 1999 (Mon Voyage en Italie/Il mio viaggio in Italia), par un même réalisateur, rendant hommage aux cinéastes l’ayant inspiré et livrant, par la même occasion, une autobiographie. Bertrand Tavernier, très féru de cinéma américain, qui a par ailleurs préalablement salué ce cinéma avec 50 Ans de cinéma américain (coécrit avec Jean-Pierre Coursodon) et Amis américains, a emboîté le pas à Martin Scorsese.

Capture d’écran 2016-05-03 à 08.40.26

Les 10è Assises internationales du Roman ouvriront leurs portes le 23 mai prochain. Jusqu’aux 29 mai ce seront rencontres, tables rondes et débats, lectures, avec un programme exceptionnel à la hauteur de ce dixième anniversaire : Russell Banks, Cynthia Bond, Eirikur Örn Norddahl, Zia Haider Rahman, Javier Cercas, Sara Stridsberg, Mathias Enard, Patrick Boucheron, Chantal Thomas, Régis Jauffret, Christine Angot etc. (la liste complète est à retrouver ici)

« Les images vivent à l’intérieur de nous » déclarait récemment Bill Viola à la manière d’un parfait exergue qui s’ignorerait au très beau et très délicat récit de Laurent Jenny, Le Lieu et le moment, paru il y a peu chez Verdier. Sans doute cette sentence du plasticien américain sur l’incessante et secrète vie des images donne-t-elle à contempler au plus intime et au plus nu de soi le projet de Jenny, celui d’un homme qui, patiemment, entreprend de se raconter depuis les événements qui ont su faire image en lui, devenir collection permanente de son existence et s’imposer comme le mémorable d’un destin traversé de ce que l’auteur désigne d’emblée comme ces images sans détour, « littérales comme les nuages du ciel, les fourmis dans l’herbe ».