Cabo Negro est une station balnéaire marocaine, un lieu pour des vacanciers riches, surtout occidentaux. C’est aussi le titre du nouveau film d’Abdellah Taïa.
Jean-Philippe Cazier
Depuis plus de 30 ans, les éditions de l’Attente publient des livres qui se sont imposés dans le champ de la poésie contemporaine en investissant celui-ci de formes, de questions, de propositions plurielles qui ont participé et participent à son renouvellement, à sa réinvention, à son débordement. Entretien avec Françoise Valéry et Franck Pruja.
Reprise du Jeanne Dielman, de Chantal Akerman, et d’une étude de Gilles Deleuze sur Michel Tournier, Un Film sans autrui, de Frank Smith, est surtout un film qui problématise le cinéma, l’image, le personnage, le monde et le rapport au monde, le sens, et les redistribue selon de nouvelles possibilités cinématographiques mais aussi éthiques, mentales, intellectuelles.
Consacré à l’assassin de Jean Jaurès, Les Morts de Raoul Villain est autant un livre d’histoire qu’une réflexion en acte sur les limites du récit historique, un essai sur les rapports entre histoire et fiction, entre l’archive, les documents, et leurs marges, leurs manques. Qu’en est-il des vies qui existent dans ces absences ? Mais encore : quel point de vue également politique serait possible à partir de la figure de Raoul Villain ? Entretien avec Amos Reichman.
Écriture de la hantise, écriture hantée, Rêve d’une pomme acide convoque des figures entre la parole et le silence, entre les mots et leur envers énigmatique. Entretien avec Justine Arnal.
Entre Wim et Rinske, le rapport semble dans un premier temps animal – comme animal : non des mots, une parole, mais des gestes, des postures, une proie et un prédateur, le mouvement d’une fuite, une poursuite.
Avec Tacts, Fabrice Bourlez fait l’effort d’une mise en question de la psychanalyse qui n’est pourtant pas un rejet. Penser contre mais aussi avec et pour la psychanalyse, à partir des groupes, des subjectivités que celle-ci peut exclure, réduire au statut d’objet. Entretien avec l’auteur.
Justine Arnal écrit à la surface, elle écrit la surface non pour ignorer son envers, ce qui existe et vit au-dessous, mais pour ne pas lui ôter sa nature souterraine, pour ne pas l’exposer – le réduire, l’effacer – à la lumière du langage, pour le laisser à son obscurité, au fait d’être pressenti.
Véronique Bergen n’écrit pas une biographie de Zoë Lund, pas plus qu’elle ne s’inspire de celle-ci pour un « personnage ». Voyage avec Zoë Lund construit une « figure », met en évidence une forme de puissance pour l’écriture d’un discours poétique et éthique.
Le sous-titre du livre de Vincent Debaene énonce l’objet de l’étude : les rapports entre Anthropologie, littérature, discours, et le statut d’indigène – statut évidemment pris dans la situation du colonialisme. Le livre analyse ces relations dans le contexte du colonialisme français, en particulier dans certains pays d’Afrique. La réflexion sur ces rapports interroge la façon dont chacun des termes est, dans ce contexte, lié aux autres, est aussi construit par son rapport aux autres.
Dans ce livre de Fabrice Bourlez, s’il s’agit de la psychanalyse, il s’agit autant du corps, des corps, que du psychisme ou des psychismes – la mise en avant de la pluralité étant centrale dans les analyses critiques menées dans Tacts.
Le livre de Marie Cosnay, dont le titre pourrait être celui d’un album de Tintin, est un récit policier en même temps que fantastique. Il est aussi une reprise de Le Maître de Ballantrae, le roman de Stevenson.
L’œuvre d’Emmanuel Hocquard peut être placée sous le signe de l’enquête. C’est le parti-pris de Gilles A. Tiberghien dans Emmanuel Hocquard – Une enquête en poésie.
Du 23 au 25 mai, au Centre International de Poésie de Marseille, se tiendra le 4e Salon des revues de création poétique.
Dans Bassoléa, le récit s’appuie sur un dispositif optique. Le texte dépend d’un changement de point de vue, d’un déplacement du regard, rendus possibles par l’invention d’une machine à voir et à voir autrement, autre chose – à voir la vie à l’œuvre.