Pour paraphraser Marx parlant du « génial Leroux », député socialiste de Paris qui, en juin 1848, tout frais élu, avait pris la parole à la tribune de l’Assemblée constituante plaçant les parlementaires devant un choix radical : « Si vous ne voulez pas sortir de l’ancienne économie politique (…), je dis que vous exposez la civilisation ancienne à mourir dans une agonie terrible » ; voici le livre du « génial Godin ».

Avec Tacts, Fabrice Bourlez fait l’effort d’une mise en question de la psychanalyse qui n’est pourtant pas un rejet. Penser contre mais aussi avec et pour la psychanalyse, à partir des groupes, des subjectivités que celle-ci peut exclure, réduire au statut d’objet. Entretien avec l’auteur.

Le sous-titre du livre de Vincent Debaene énonce l’objet de l’étude : les rapports entre Anthropologie, littérature, discours, et le statut d’indigène – statut évidemment pris dans la situation du colonialisme. Le livre analyse ces relations dans le contexte du colonialisme français, en particulier dans certains pays d’Afrique. La réflexion sur ces rapports interroge la façon dont chacun des termes est, dans ce contexte, lié aux autres, est aussi construit par son rapport aux autres.

Le 2 avril 2025, la librairie Les mots à la bouche reçoit Antoine Idier pour son dernier livre : Réprimer et réparer, une histoire effacée de l’homosexualité. Je dois animer la rencontre. Je récupère mes services de presse deux semaines plus tôt directement à la librairie. Jimmy, le libraire, me dit en riant : alors, on vient chercher son courrier ? Je repars avec une grosse enveloppe que je ne décachète pas avant le lendemain.

Un masque, dans notre imaginaire, s’anime de diverses manières. En premier lieu, il renvoie au monde du Jeu, du théâtre, celui de la Tragédie ou de la Comédie. Il est un instrument par lequel on se dissimule, se dédouble. Il peut également appartenir au registre de la ruse. On connaît la célèbre maxime cartésienne, larvatus prodeo, « j’avance masqué »… Dans Le masque de Hegel, nous entrons dans un tout autre monde, celui qui sépare la vie de la mort, qui marque de son empreinte le visage d’un mort, ou qui reflète pour les vivants, le visage de la mort. Nous sommes davantage face à un memento mori. Le masque prend la place du crâne. To be, or not to be, se répète-t-on.

Le dernier ouvrage du philosophe Paul B. Preciado, Dysphoria mundi, est un essai fascinant et complexe, à la fois théorique et littéraire, qui interroge les différentes formes de transformations sociales, environnementales, philosophiques, corporelles et discursives propres à notre époque.
Ce projet monstrueux d’écriture non-binaire, au cœur de l’approche de l’auteur, lui permet d’appréhender l’intersectionnalité des luttes contemporaines à la lumière d’une nouvelle épistémologie queer.