Après Le cours de l’eau, Grégoire Sourice fait paraître un premier roman, SecondeMain, qui interroge, à partir de petites annonces insolites mises en ligne, nos rapports aux objets et aux doubles numériques. Entretien avec l’auteur.
éditions Corti
Poésie et politique et ontologie se mélangent dans le livre de Cole Swensen, Et et et. Cette association serait moins un choix que le redoublement d’un constat autant que la réponse à un impératif : tout est mélangé ; tout doit être mélangé.
Ça commence par un trajet Paris-Marseille en TGV pour retrouver la ville de naissance et les fêtes de fin d’année : trois heures pour lire.
Le titre du livre de Guillaume Marie, La Tectonique des Halles, suggère une contradiction qui ne sera pas résolue : les Halles, lieu fixe, situable, et un mouvement de déplacement, une mobilité qui semble s’opposer au fondement fixe.
Après Poèmes à pied, Le Nôtre, L’Âge de verre, ou encore Si riche heure, Cole Swensen fait paraître Et et et qui, à travers une poétique du « et », élabore un texte où le langage s’articule aussi à ce qui lui échappe. Entretien (bilingue) avec Cole Swensen.
Entre Wim et Rinske, le rapport semble dans un premier temps animal – comme animal : non des mots, une parole, mais des gestes, des postures, une proie et un prédateur, le mouvement d’une fuite, une poursuite.
23 août 2005. Je trouve dans une boîte à livres à côté de chez moi un exemplaire flambant neuf de J’écris l’Illiade de Pierre Michon. Une étiquette masquant le prix laisse entendre que ce livre a été offert. A-t-il été ne serait-ce qu’ouvert avant d’être abandonné ? Je le prends pour l’offrir à une amie. Mon atelier est encombré d’ouvrages ainsi récupérés que je lis dans les pauses du travail, surtout quand il s’agit de catalogues d’exposition, d’écrits d’artistes jamais réédités, de romans oubliés, ou de livres de poche du temps de ma jeunesse, avec une couverture signée Pierre Faucheux ou un dessin de Jean-Claude Forest ou de Siné.
Après Simurgh & Simorgh, Speed et Space, Gabriel Gauthier fait paraître La Vallée du Test. Entretien avec l’auteur.
Comme pour Donato, son précédent livre, Éléonore de Duve choisit pour celui-ci un prénom, Sophia.
François Dagognet favorise une certaine direction pour le regard philosophique : regarder ici-bas, contempler la matière. Mais ce ne serait pas suffisant : il faudrait que cette contemplation se concentre sur ce qui est considéré comme le plus bas, le moins signifiant non seulement pour le philosophe mais pour tout un chacun : les détritus, les graisses, les pierres, les déchets…
Une phrase décrit assez justement le livre de Gabriel Gauthier, Space : « la possibilité d’un univers miniature qui contiendrait un nombre infini de secrets et d’enquêtes que l’on pourrait résoudre en l’espace d’une semaine, au plein de l’été ». Un peu plus haut, le texte annonce qui mène l’enquête, « des enfants craintifs et secrets avec la passion des énigmes ». Ainsi sont posées quelques-unes des clés du livre.
Entretien avec Laure Gauthier au sujet de son dernier livre, mélusine reoladed, où il est question, entre autres, de politique, d’écologie, de contes et de dystopies, d’imaginaire, de poésie, ou encore de Jean-Luc Nancy. Quand l’imaginaire littéraire devient un des points de vue à partir duquel penser notre monde et peut-être l’habiter.
La rentrée littéraire offre chaque année une inflation de titres romanesques, de livres empilés, de propositions bankables. Des noms connus d’auteurs people ont rendez-vous avec le succès, chaque année, en septembre, en même temps que la rentrée des écoliers : il s’agit d’occuper le premier rang, d’obtenir à tout prix un Prix (littéraire), une médaille de qualité dans le sillage des Jeux Olympiques qui nous ont familiarisés avec l’esprit de concurrence.
Avec la parution de Trois éveils, Lionel Ruffel poursuit une histoire littéraire personnelle portée par des évènements collectifs et politiques (Nuit debout, confinement, élections, grèves…). La réflexion se fonde sur les rapports entre littérature et politique au prisme en particulier de la lecture du philologue Victor Klemperer et de son livre LTI, La langue du IIIe Reich. Trois éveils questionne la langue, les langues de pouvoir au regard également d’un capitalisme néolibéral, dans la constitution d’une cartographie personnelle des livres, traversée par le cinéma. Entretien avec Lionel Ruffel.
Le livre de Laure Gauthier est un récit, un conte, une fable – à la fois une dystopie, de la SF, un texte poétique, politique.