Vous qui pensiez connaître l’affaire pour avoir lu Agatha Christie et le nom de l’assassin nommément désigné par l’autrice, révisez votre jugement : Pierre Bayard a mené une contre-enquête tout aussi minutieuse que malicieuse et son verdict est sans appel. The truth is out there, la vérité est ailleurs, conclusion à laquelle les dénouements des épisodes d’X-Files nous a habitués. Retour sur La Vérité sur « Ils étaient dix » et sur l’un des plus célèbres cold cases de l’histoire littéraire avec l’inspecteur Bayard, le temps d’un grand entretien, publié lors de la sortie du livre en grand format. Entre temps, on s’en souvient, Dix petits nègres est devenu Ils étaient dix, autre manière de réviser l’histoire…

Récemment, nous commentions ici même une grande autrice « incestuée », à savoir Christine Angot (si elle veut bien me pardonner cette désignation désinvolte mais aussi pleinement articulée à notre modernité la plus brûlante). Et voilà qu’aujourd’hui Pierre Bayard, allant en sens inverse, jette un pont vers l’Antiquité et la pièce la plus magistrale du théâtre grec, l’Œdipe roi de Sophocle. C’est que l’on ne quitte pas le domaine de l’inceste pour autant, car ladite pièce propose un modèle familial hautement symbolique en même temps que très perturbé, où l’on voit notamment une mère entraînée à coucher avec son fils et un père se faire assassiner par le même — si l’on en croit la prédiction d’Apollon.

Dans la ligne du si réjouissant Peut-on parler des livres qu’on n’a pas lus, voici que nous lisons Comment parler des faits qui ne sont pas produits ? ou, plus justement, « qui ne se sont pas produits sous cette forme ? » C’est défendre là un sacré paradoxe au moment où ce menteur invétéré de Donald Trump tente de se faire réélire Président US à coups de fake news.

Vous qui pensiez connaître l’affaire pour avoir lu Dix petits nègres et le nom de l’assassin nommément désigné par Agatha Christie, révisez votre jugement : Pierre Bayard a mené une contre-enquête tout aussi minutieuse que malicieuse et son verdict est sans appel. The truth is out there, la vérité est ailleurs, conclusion à laquelle les dénouements des épisodes d’X-Files nous a habitués. Retour sur l’un des plus célèbres cold cases de l’histoire littéraire, avec l’inspecteur Bayard, le temps d’un grand entretien.

L’Énigme Tolstoïevski paraît aujourd’hui, nouveau paradoxe d’un menteur, pour décaler le titre du premier essai de Pierre Bayard (1993), fondateur d’une collection des éditions de Minuit comme d’une œuvre tout entière sous le signe d’un jeu à la fois sérieux et ludique, visant à transformer notre rapport à la littérature, donc à la représentation du monde.

s’arrêtera donc Pierre Bayard ? Au terme de son nouvel essai critique et paradoxal, le voilà qui nous propose l’association d’écrivains à la gestion des affaires publiques. Ce qui placerait évidemment la littérature et ses enseignements au cœur même de la gouvernance. Proposition assez folle et peu platonicienne mais qui se soutient chez le critique de preuves et d’arguments tous impressionnants.