En prélude au 29e Salon de la Revue qui se tiendra le 11, 12 et 13 octobre, Diacritik, partenaire de l’événement, est allé à la rencontre de Yannick Kéravec et Hugo Pradelle, organisateurs de cet événement clef dans la vie des revues. L’occasion pour Diacritik de les interroger sur la riche programmation de cette année placée notamment sous le signe de l’effervescence critique et de l’investigation politique.

Qui a dit que le jeu vidéo était un divertissement innocent, débarrassé de toute idéologie ? Sûrement pas Douglas Hoare qui livre avec son brillant essai, Le Jeu vidéo ou l’aliénation heureuse qui vient de paraître, l’une des plus stimulantes et neuves réflexions sur les jeux vidéo eux-mêmes. Soumission désirée, utopie disciplinaire, rêve de manager : tels sont les objectifs politiques du jeu vidéo tel que l’essayiste les déploie à la surprise même des gamers. Autant de raisons pour Diacritik d’aller à la rencontre de Douglas Hoare pour qu’il revienne avec nous sur le jeu vidéo comme exercice de la violence managériale contemporaine.

Trieste è recentemente tornata in prima linea nella scena letteraria francese. Ai confini della Slovenia, questa città- frontiera, culla di Mitteleuropa, è tornata l’anno scorso come un teatro d’amore malinconico in Ca raconte Sarah di Pauline Delabroy-Allard. Ma sicuramente non possiamo dimenticare che a livello internazionale Trieste non ha mai smesso di essere una città letteraria, come è stato dimostrato lo scorso giugno dalla ristampa in Francia della splendida Trieste di Roberto Bazlen o dalla pubblicazione dei Saggi Triestini di Pressburger.

Serge Martin a publié cette année 2019 un ensemble d’études littéraires sous un intitulé attractif et mobilisateur, L’Impératif de la voix, de Paul Éluard à Jacques Ancet (Garnier), puisqu’il met en lien d’autres écrivains que ceux qu’il présente. On pense à la force de la voix dans les écrits de Frantz Fanon, à la force du titre de Dulce Chacón, Voix endormies, à la voix de la Sultane dans les nuits des contes et bien d’autres…

Eot si les USA que nous connaissons disparaissaient ? Si l’Amérique devenait une une « nation paria » ? C’est ce qu’imagine Lionel Shriver dans La Famille Mandible : 2020-2047 qui vient de paraître en poche, intrigue futuriste et dystopique qui raconte « surtout ce que les gens redoutent au présent ».

Lucie Taïeb, génération 77, écrivaine, traductrice et enseignante-chercheuse, publie cette année un essai (Freshkills, recycler la terre, éd. Varia), un recueil de poèmes (Peuplié, Lanskine) et un roman (Les échappées, L’ogre). C’est une excellente occasion pour explorer son univers d’écriture d’une manière condensée et approfondie.

Comme un véritable cadeau enchanteur, Chemins, le film que Martine Rousset réalise en 2014, fut offert aux spectateurices en épilogue à la dernière édition des États généraux du film documentaire de Lussas. La projection contrariée par des problèmes techniques l’an passé eut finalement lieu ce soir-là. Un événement. Car les projections sont aussi uniques que l’œuvre d’une cinéaste travaillant depuis 1977 la pellicule et les expérimentations.

Avec l’anthologie Écrits stupéfiants qui rassemble aux éditions Robert Laffont dans la collection « Bouquins » des textes croisant littérature et drogues, Cécile Guilbert dévoile une somme mondialement inédite. Lumineusement érudite, l’écrivaine qui est aussi essayiste, critique et préfacière donne à lire une histoire fascinante et quasi secrète de la littérature. La description précise des substances, les textes et notices de grands comme d’inconnus auteurs forment un kaléidoscope littéraire original et incroyablement précieux. Elle nous a accordé un grand entretien.

En cette rentrée littéraire, Patrick Autréaux livre un splendide et bouleversant récit : Quand la parole attend la nuit qui paraît ces jours-ci aux éditions Verdier. Deux ans après la puissante Voix écrite, Patrick Autréaux rebat les cartes narratives pour livrer ici l’histoire aussi sombre que nue de Solal, étudiant en médecine emporté par un premier amour. Plus que jamais, Autréaux tisse ici une phrase où le biographique ne cesse de s’excéder pour s’élever à une rare force de revie. Autant de raisons pour Diacritik d’aller à la rencontre du romancier le temps d’un grand entretien autour d’une œuvre clef de notre contemporain.

Indubitablement, avec Un Monde sans rivage qui paraît ces jours-ci chez Actes Sud, Hélène Gaudy signe un des grands romans de nos années 10. Dans ce récit épique de l’expédition polaire menée en 1897 par trois Suédois, Hélène Gaudy offre un puissant roman photosensible en engageant une des plus importantes réflexions de notre temps sur le rôle des images dans nos vies.

Malgré cent-vingt films, malgré le travail de sauvegarde et de valorisation du Centre Simone de Beauvoir, malgré encore une rétrospective qui lui a été consacrée à la Cinémathèque en 2007 ou le focus du Cinéma du Réel en mars dernier, l’œuvre cinématographique et les combats féministes de Carole Roussopoulos restent méconnus du grand public. Sans doute l’est-ce davantage encore concernant les engagements de son amie et camarade Delphine Seyrig, plus connue pour ses rôles dans les films de Resnais, de Demy ou de Buñuel.