Dans son dernier roman, Le Continent du Tout et du Presque Rien, Sami Tchak raconte une histoire de domination des savoirs. Lauréat du 14e Prix Ivoire pour la Littérature Africaine d’Expression Francophone, l’ouvrage adopte le regard d’un ethnologue nommé Maurice Boyer qui réalise sa thèse chez les Tem de Tèdi, qu’il observera et apprendra à connaître pendant deux ans avant de rentrer à Paris.
Auteur : Marin Vasseur
Entretien avec Sami Tchak, autour de son livre, Le Continent du Tout et du presque Rien — dont on peut lire ici la critique.
Cette année, Catherine tapisse La Croisette. Depuis Les Parapluies de Cherbourg, Cannes invite Deneuve en fanfare, avec les honneurs.
L’eau et le feu ? – L’eau de l’estuaire (celui de la Loire) et le feu de la phrase (celle de l’auteur, remarquable par sa vivacité et sa plasticité, semblable à ces flammes dont le narrateur et sa compagne, au terme d’une longue marche, contemplent le fascinant mouvement dans l’âtre qui ronfle).
Avec La Zone verte d’Eugène Dabit, publié le 7 avril 2023 dans la toute nouvelle collection « Paris Perdu », les éditions L’Échappée nous emmènent dans la campagne parisienne de l’entre-deux-guerres sur les pas de Leguen, parti de Paris « sur la route de Mantes » avec deux paniers sous le bras pour ramasser du muguet dans les sous-bois.
Il dirait le cube est cubique
Il écrirait dans des CAISSES tue-moi tue-moi ne me laisse pas mourir non il emploie le verbe crever page 33 il écrit le carton le carton fait son nom le carton fait marron il le dit sur 24 lignes qui se terminent par le carton marron fait un tas de cartons du même nom
Je suis né à Abdère en Thrace (terre des géants exemple Dionysos Orphée Spartakus ça coïncide ça coïncide…)
On dit beaucoup de mal de Macron à propos du passage en force de la réforme des retraites. On le dit égotiste, arrogant et tout sauf habile. On oublie qu’il est l’homme de la situation, dont la fonction historique aujourd’hui consiste à poursuivre un projet qui le dépasse. Il convient en effet de se déprendre de la petite analyse « psychologique » pour considérer objectivement une politique qui, pour être brutale et parfois tragiquement irrationnelle, n’en a pas moins un sens précis dans l’histoire de nos sociétés.
Entretien avec Elgas, journaliste et sociologue sénégalais, qui refuse les faux semblants et porte un regard sans fard sur son pays. Comme il le déclare lui-même ici, « l’essence même de mon travail, c’est de soumettre aux lecteurs une vision, un regard, de documenter des éléments factuels même quand je m’échappe un peu dans la fiction ».
Le 60e anniversaire de l’Indépendance algérienne a suscité une heureuse initiative portée par les Éditions Mars-A. Réunis en un collectif, 10 contributeurs – Amina Azza-Bekkat, Meryem Belkaïd, Afifa Bererhi, Zohra Bouchentouf, Pierre et Claudine Chaulet, Christiane Chaulet Achour, Souad Hadj-Ali Mouhoub, Adriana Lassel et Marie Virolle – ont chacun sélectionné un texte jugé particulièrement évocateur de ce qu’« a pu représenter pour les Algériens, au moment même des faits ou dans les temps proches » la Guerre de Libération nationale (p. 7).
Si froide la nuit et l’eau aussi dans certains cas, le plus souvent
A Rose is a Rose in a Rose is a Rose in a Rose (effets de reflets dans
l’eau)
Centré sur le Cameroun d’hier et d’aujourd’hui, Les jours viennent et passent (2019) est le cinquième roman d’Hemley Boum. Romancière francophone camerounaise née à Douala en 1973, Hemley Boum remporte le prix Ahmadou Kourouma en 2020, quatre ans après l’obtention du Grand prix littéraire d’Afrique noire avec son roman Les Maquisards. Dans Les jours viennent et passent, la romancière propose la synthèse originale de faits historiques avec le parcours de vie de divers personnages fictionnels. Tel les poupées russes, Les jours viennent et passent est un roman polyphonique qui voit le portrait et le récit de la vie de divers personnages évoluer autour d’un personnage principal, Anna.
Cette semaine, Diacritik poursuit sa série critique « Peintures d’expo » toujours en compagnie de Siryne Z. Cette fois, notre critique a planté son chevalet au milieu de l’exposition « Louis Boulanger, peintre rêveur » qui avait cours à la Maison de Victor Hugo de novembre à mars dernier.