Gilles Deleuze disait que la vie ne meurt pas, que c’est le vivant qui meurt, pas la vie. Lorsqu’un poète comme Yves Bonnefoy décède, sa vie continue dans ses livres puisque c’est là que le poète est le plus vivant, que sa vie est la plus vivante – une vie qui n’est plus sa vie, mais qui est celle, impersonnelle et plus large que lui, d’une vie du monde.
Auteur : Jean-Philippe Cazier
Danièle Robert propose aux éditions Actes Sud une traduction renouvelée de l’Enfer de Dante, traduction qui pour la première fois en français fait l’effort d’être le plus fidèle à une contrainte fondamentale, autant rhétorique que rythmique et signifiante, de cette œuvre : la terzina. L’entretien ci-après avec Danièle Robert examine certaines dimensions de cette contrainte, les possibilités qu’elle ouvre, ainsi que certains enjeux du travail de la traduction.
Spécialisées dans la littérature de recherche, les éditions Mix travaillent depuis douze ans à la découverte et la publication d’auteurs dont les œuvres font exister des ruptures autant dans l’écriture que dans la théorie.
Des jours et des nuits sur l’aire, d’Isabelle Ingold, est un film particulièrement beau et intelligent. Esthétiquement beau et intelligent. Politiquement beau et intelligent.
Saccage, de Quentin Leclerc, est un livre étrange – un livre qui fait exister un monde que l’on pourrait reconnaître et que pourtant nous ne reconnaissons pas. Y sont écrits l’inconnu et l’obscur qui, dans le livre, recouvrent les mots, les choses, les êtres.
Les graffitis, les tags, les collages sur les murs, les panneaux et néons produisent une écriture dans la ville et de la ville, une écriture urbaine surprenante, évocatrice, énigmatique. La ville écrit. La ville est un livre où les images autant que les mots sont les signes d’un livre à ciel ouvert, interminable, multiple, incessamment mobile. Livre qui émet ses signes au hasard. Un livre lu par un lecteur errant. Un œil qui regarde. Celui du passant à travers le livre.
Les graffitis, les tags, les collages sur les murs, les panneaux et néons produisent une écriture dans la ville et de la ville, une écriture urbaine surprenante, évocatrice, énigmatique. La ville écrit. La ville est un livre où les images autant que les mots sont les signes d’un livre à ciel ouvert, interminable, multiple, incessamment mobile. Livre qui émet ses signes au hasard. Un livre lu par un lecteur errant. Un œil qui regarde. Celui du passant à travers le livre.
Dans L’Image-Matière, Dominique Peysson questionne les matériaux émergents et en particulier les matériaux responsifs. Les capacités inédites de ces matériaux artificiels conduisent l’auteur à une conception renouvelée de la matière, par-delà les distinctions habituelles entre matière et esprit ou entre matière et forme. S’ils impliquent également de nouvelles possibilités pour l’art, ces matériaux sont surtout, de manière plus radicale, porteurs de nouvelles possibilités pour la pensée autant que pour le monde, dessinant les contours d’un futur encore inimaginable.