En écoutant Caroline Sagot Duvauroux (Errances et autres 3)

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Elle commence par dire : Je ne sais pas.

Je n’ai jamais eu l’impression d’être.
Mais le mot « exister » m’intéresse, « ex-istere », « se déplacer ».
Je me suis déplacée, j’ai déplacé mes tentatives.
Exister, ce sont des tentatives.

Elle dit : J’aime les frontières poreuses.

Parfois on a besoin de trouver des jeunesses qui sont ailleurs, en dehors des âges.

Elle dit : Ma vie est livrée à la poésie.

Il y a une oralité dans mes textes qui est très importante.
J’ai une passion pour la parole que j’entends.
Il y a des libertés qui sont données à celui qui entend, que l’écriture fixe trop.
Dans la poésie, on ne peut s’empêcher d’attendre la voix.
J’écris en polyphonie…

Elle dit : L’objectif d’un livre, c’est de passer.
La fin peut être un début, même la fin est un passage vers un début…

Je suis sur la Terre et je ne sais pas grand-chose.
Quand on écrit, c’est la même chose : on n’est que là quand on écrit, là où on écrit, et je ne sais pas grand-chose.
C’est-à-dire : modeler ce qui ne peut que rester en devenir.
Comme une phrase qui ne peut jamais réellement s’achever.
J’aime l’impossibilité de finir la phrase, parmi les feuillages, sur la grande Terre…

jCaroline Sagot Duvauroux s’entretient avec Alain Paire

La page de Caroline Sagot Duvauroux sur le site des éditions José Corti

Jusqu’au 9 avril, La Vieille Charité, à Marseille, expose des peintures de Caroline Sagot Duvauroux

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