Makoto Aida, Mimi Chan

Nous tenterons d’établir ici une critique des disciplines médicales, à la fois dans leur contexte historique et leurs pratiques contemporaines, pour démontrer qu’il existe une volonté insidieuse de maltraitance envers le genre féminin.
Le corps médical maintient et conforte l’idée de l’infériorité du sexe féminin en réduisant la femme littéralement au rang de « chienne », à la fois animal reproducteur et objet sexuel. Les consultations et les soins gynécologiques sont comparables à de la maltraitance animale. Le corps animal comme le corps féminin ne seraient-ils, chacun, devenus les plus gros objets de consommation, pour reprendre la maxime de Baudrillard ?

© Aurélie Garreau
© Aurélie Garreau

Sophie Quetteville revient pour Diacritik sur la soirée « Psychiatrie en littérature » qu’elle a animée à la librairie Le Monte en L’air, le 22 octobre 2015, autour de trois livres, trois voix très littéraires, trois femmes Emily Barnett, Mary (Rivages), Mary Dorsan, Le Présent infini s’arrête (P.O.L.) et Geneviève Peigné, L’Interlocutrice (Le Nouvel Attila).

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Les troubles mentaux et l’univers psychiatrique ont souvent nourri la littérature. On se souvient tous des personnages en proie à la folie des classiques russes, de la galerie des fous dans Les Mystères de Paris d’Eugène Sue, ou encore de La Dame en blanc de William Wilkie Collins et de la mère de Charles Juliet dans le bouleversant Lambeaux mais aussi des romans qui se passent dans des institutions psychiatriques tels Vol au-dessus d’un nid de coucou de Ken Kesey ou Shutter Island de Denis Lehane.
En cette rentrée, au moins trois écrivains se sont emparés de cet univers bien particulier et propice à la création. Trois écrivains, trois femmes, trois voix.