Prenez un premier rôle musculeux sévèrement burné, opposez-lui un adversaire un peu lisse mais ténébreux quand même, ajoutez un mentor au grand cœur et un ou deux personnages féminins histoire  de réduire un peu le taux de testostérone au mètre carré et vous avez tous les ingrédients de Balle perdue : un film d’action français qui s’ajoute à la trop longue liste des films dont ne souviendra plus dès le début du générique de fin.

Un train de mille et un wagons qui ne s’arrête jamais, roulant tout autour du monde dans un hiver éternel. Après un cataclysme planétaire (causé par l’homme), des survivants choisis et une poignée de « resquilleurs » ont embarqué à bord d’un convoi géant, unique lieu de vie sur une planète dévastée, dernier bastion de la civilisation : le Transperceneige (en BD), le Snowpiercer (sur les écrans).

Il y a dans le nouveau livre de Franz Bartelt un goût savoureux de revenez-y qui ravira les amoureux du verbe imagé et les tenants du polar à l’ancienne comme les partisans d’un humour transgressif plus moderne. Ah les braves gens ! est une galéjade littéraire qui sent le houblon et la rosée matinale sur une campagne improbable, un récit rural décalé qui emprunte les chemins poétiques d’une langue fleurie pour un voyage dans l’absurde.

Qui était Lescot Bruno, « attendu que » l’individu a commis un certain nombre de méfaits dans sa prime jeunesse, dont rend compte un exposé des motifs absolument exhaustif ? Pourquoi et comment est-il devenu cet individu coupable du vrai/faux braquage d’une agence bancaire de Charenton le Pont qui s’est soldé par la mort d’un policier ?

Sale temps pour l’inspecteur principal Chen Cao. En légère disgrâce après des prises de position qui ont pu froisser les instances dirigeantes du Parti, le policier, traducteur et poète à ses heures, se voit confier une mission qui fait resurgir démons du passé et jette un voile trouble sur le futur. Avec Chine, retiens ton souffle, Qiu Xiaolong livre un polar gigogne sur fond de combat pour l’écologie et de lutte entre l’intime et le collectif.

Oubliez ce que vous croyez savoir du Japon, oubliez les stéréotypes faits de mangas ultra-violents, de rythme de vie effréné, de travailleurs qui se pressent, que l’on pousse dans le Shikansen ou de yakuzas caricaturaux et plongez dans Six-quatre de Hidéo Yokoyama, roman policier captif et captivant paru aux éditions Liana Levi.
Un thriller obsédant qui déploie une intrigue à la poétique d’haïku et met la psychologie des personnages et le poids de la société japonaise tout entière au centre d’une affaire non résolue depuis quatorze ans.