Perez © Yann Stofer

Après Saltos en 2015, remarquable premier album où la pop la plus synthétique s’alliait à la mélancolie la plus sombre, Perez revient ces jours-ci sur le devant de la scène avec Un album de collection, splendeur électronique et plastique. Héritier d’une chanson française dont les hérauts seraient Daho et Bashung, le prince noir de la pop surprend à nouveau avec un album composé de 11 titres qui, entre performance et exposition musicale, s’inspirent d’œuvres sélectionnées par le chanteur dans la collection du Frac Île-de-France.
Avant son concert au Plateau qui lancera ce nouvel album, Diacritik est revenu avec Perez le temps d’un grand entretien sur les inspirations riches et multiples de cet artiste singulier dont la pop littéraire doit aussi bien au synthétiseur qu’à Marguerite Duras.

Prince par Rodho

La musique adoucit les mœurs, dit l’adage. Et ce ne sont pas Galien de Pergame, MC Solaar ou Arnaud Rakoon qui prétendront le contraire. Avec 1Song1day ou Into the Groove, les rubriques musicales de Diacritik saison 1 signées de notre spécialiste attitré, la musique a bien évidemment droit de cité au sein du magazine. Ni compil’, ni best-of, Un été 2016 : Sing City, c’est un retour sur les découvertes et les coups de cœur, mais aussi (et malheureusement in memoriam), un regard dans le rétro de l’année avec les décès de David Bowie – premier choc tellurique – et de Prince –  réplique aux effets non moins planétaires.

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Ils sont nombreux à prétendre à la reprise du flambeau des chanteurs dandies, ces mélodistes nouveaux romantiques. En attendant leurs prochains disques (sous des formes différentes : Pérez actuellement, Séverin début février, Alex Beaupain en mars, Lafayette pour bientôt), on peut replonger dans l’œuvre d’un des plus fameux d’entre eux, toujours en exercice, via une nouvelle compilation qui vient tout juste de paraitre, nommée sobrement et de manière éponyme Le Meilleur d’Alain Chamfort.

C’est l’apocalypse ! La fin du monde n’est peut être pas si proche – je ne suis devin –, mais l’issue de l’année l’est bel et bien, généralement accompagnée de son lot de compilations et d’albums de « poids lourds » censés booster les ventes d’ici noël, pour peu qu’on offre encore des CD de nos jours (j’attendrai la sortie du vinyle du nouveau Lara Fabian avant de l’offrir à mon pire ennemi, c’est quand même un bien plus bel objet). Au programme des festivités 2015, voici un florilège de ce qui nous attend : Keen V vient d’arriver numéro 1 des ventes pour la sortie de son tout nouvel album, une collection de reprises de Barbara par Patrick Bruel – sacrilège – va être proposée, des centaines de millions de clics vont encore être enregistrés sur le dernier clip vidéo d’Adèle (qui rend hommage aux pires chanteuses hurlantes des années 90)… Et on l’inviterait bien à fermer son (téléphone à) clapet. Et J’en passe.