Les histoires racontées dans cet essai sont vraies, écrivait Valeria Luiselli dans Raconte-moi la fin (2018), Essai en quarante questions, recueil de paroles d’enfants ayant tenté de passer la frontière entre le Mexique et les États-Unis. Archives des enfants perdus, paru en poche hier chez Points, est en partie le pendant romanesque de cet essai, même si les genres littéraires ne sont pas aussi tranchés que les frontières géographiques et politiques.

Les histoires racontées dans cet essai sont vraies, écrivait Valeria Luiselli dans Raconte-moi la fin (2018), Essai en quarante questions, recueil de paroles d’enfants ayant tenté de passer la frontière entre le Mexique et les États-Unis. Archives des enfants perdus (2019) est en partie le pendant romanesque de cet essai, même si les genres littéraires ne sont pas aussi tranchés que les frontières géographiques et politiques.

« Révélation », « phénomène » : les termes les plus élogieux ont accompagné dans la presse la publication du premier roman d’Aura Xilonen, El Universal saluant par exemple sa « langue originale et éblouissante ». Ces soudains emballements médiatiques peuvent souvent sembler excessifs, ils disent parfois une réelle découverte, une stupeur quand une voix se fait jour : c’est le cas avec Gabacho, qui vient tout juste de paraître chez Liana Levi dans une traduction stupéfiante de Julia Chardavoine.
Rencontre.

En hommage à l’immense Michel Butor qui vient de mourir, Diacritik republie cette missive de Frédéric-Yves Jeannet, parue dans nos colonnes le 26 février dernier

à Michel Butor

Tu es mon dernier père vivant. Tu sais peut-être que David Bowie vient de mourir, en ce début d’année, deux jours après son soixante-neuvième anniversaire, mais il n’était pas vraiment pour moi un père, plutôt un grand frère & demi-dieu lointain, inaccessible dans une sorte d’Olympe. Il ne me reste que toi. Je t’écris donc cette lettre avant ma mort et la tienne : je préfère que ce soit de notre vivant.

à Michel Butor

Tu es mon dernier père vivant. Tu sais peut-être que David Bowie vient de mourir, en ce début d’année, deux jours après son soixante-neuvième anniversaire, mais il n’était pas vraiment pour moi un père, plutôt un grand frère & demi-dieu lointain, inaccessible dans une sorte d’Olympe. Il ne me reste que toi.