La première édition du festival Plumes de presse, dont Diacritik est partenaire, aura lieu jeudi 11 mai prochain, à Montpellier. Organisée par Marie-Eve Thérenty en amont de La Comédie du Livre, cette manifestation sera consacrée aux liens, aussi complexes que féconds, de la littérature et du journalisme et au riche continent de la non fiction. Si cette dernière a pu sembler, depuis des décennies, l’apanage de grandes plumes américaines, elle s’installe en France, en témoignent des maisons d’édition dont le catalogue explore ce type d’écriture et de rapport au réel, des prix littéraires attribués à des enquêteurs ainsi que la passionnante production d’écrivains/journalistes. La journée sera rythmée par des rencontres, tables-rondes, signatures et activités ludiques. En voici le programme :
Marie-Eve Thérenty
Le terme de performance est souvent associé aux arts du spectacle ou aux arts plastiques. Pourtant les écrivains pratiquent de plus en plus ces lectures performées, la richesse du festival Actoral en témoigne chaque année comme celle d’Extra! au Centre Pompidou. Ces lectures-spectacles et mises en espace que proposent désormais de nombreux auteurs sont pour eux une manière autre d’incarner le texte, de mettre en scène le corps et la voix de l’écrivain, de prolonger l’expérience de lecture (ou de la susciter) par une re-présentation qui en éclaire ou en complexifie les enjeux. Un colloque international se tiendra à Montpellier, du 31 janvier au 2 février prochains, pour interroger ces pratiques du champ littéraire contemporain, ce mode singulier de présence des auteurs et en déployer les enjeux : spectacle, stratégie publicitaire ou invention poétique ?
Détective est une antonomase inversée, de ces noms communs devenus non seulement un nom propre mais une marque. C’est la spécificité des grands journaux, peut-être, que de faire sinon oublier du moins passer au second plan l’usage courant d’un mot, c’est la carrière onomastique de cet hebdomadaire à l’ambition démesurée — « à la fois journal et magazine », tout ensemble « savant », « historien » et « romancier », soit être « partout… pour tous » comme le proclame hautement l’édito de son premier numéro, le 1er novembre 1928 — auquel Marie-Eve Thérenty et Amélie Chabrier ont consacré des journées d’étude, une exposition puis un livre, Détective Fabrique de crimes ? (Joseph K), variation dans les approches d’un même support médiatique dont elles démontrent la pertinence et la richesse.
Après deux journées d’étude à Montpellier et à Nîmes en septembre dernier, l’exploration de Détective, fabrique de crimes ?, initiée par Marie-Eve Thérenty et Amélie Chabrier, se poursuit le 14 janvier prochain, à Paris, avec une nouvelle journée de colloque, puis l’inauguration d’une grande exposition à la Bilipo le 19 janvier et enfin la publication d’un livre, avant celle des actes du colloque.
Le colloque international « Objets insignes, objets infâmes de la littérature » se tiendra les 19 et 20 novembre prochains. Organisé par le Celsa et l’université Paul Valéry de Montpellier, il sera centré sur l’objet littéraire et ses dérivés.