Angie David nous dit que c’est « l’écrivain Beauvoir » qui l’intéresse, « avec ses contradictions et ses repentirs », au point de faire siens les propos tenus par le jeune Louis dans Les Mandarins : « On finit par oublier qu’il existe d’autres choses sur terre (…). Des choses qui s’appellent la beauté, la poésie, la vérité. Personne ne s’en soucie plus. »
Editions Gallimard
Devenir enseignant est moins une vocation qu’une folie. Du moins, c’est une source d’éternelle inquiétude. Il n’y a qu’à lire La solitude des professeurs est infinie pour en avoir un aperçu.
John Jefferson Selve a fait paraître La matière humaine en février dernier. Entretien avec l’auteur.
Il est des livres dont on garde une trace en soi des années après les avoir lus, d’autres que l’on prend plaisir à relire parce qu’ils ne cessent de révéler leur sens caché. Ceux de Valentin Retz, qui publie ces jours-ci La longue vie, cumulent ces deux qualités.
Depuis quelques années, Peter Handke publie des livres de plus en plus fins. Tête-à-tête ne fait pas exception. Non pas que l’écrivain n’ait plus rien à dire mais que chaque mot soit employé avec le plus de justesse possible.
Il est possible que le plus beau livre de la rentrée littéraire soit bulgare.
Ce qui n’était jamais arrivé, c’est d’avoir entre les mains Ce qui n’était jamais arrivé, de traverser un livre inouï qui nous révèle ce qui n’est jamais arrivé à la littérature : de se cristalliser (au sens de Stendhal) dans un livre-plus-que-livre qui nous arrive comme une grâce. Un livre dans lequel Hélène Cixous est taillée, un livre-robe qui se chahute, se bouscule, court dans les allées du Rêve.
Nombre d’événements célèbrent l’œuvre immense de Pierre Soulages. Sous la direction de Camille Morando et d’Alfred Pacquement, préfacé par Colette Soulages, le cinquième et dernier volume du catalogue raisonné de ses peintures paraît aux Éditions Gallimard.
Entretien avec Camille Morando et Alfred Pacquement à l’occasion de la remarquable publication du cinquième et dernier tome du catalogue raisonné de l’œuvre de Pierre Soulages, dirigé par les deux auteurs ; de l’exposition : « Pierre Soulages, une autre lumière », dont Alfred Pacquement est le commissaire, qui s’ouvre au musée du Luxembourg ; de la parution du livre, Pierre Soulages. Peintures sur papier, signé Alfred Pacquement, qui accompagne l’exposition.
La pulpe et le jus est un premier roman qui ne ressemble à rien de ce qui se publie aujourd’hui.
Si L’Époux poursuit le cycle autobiographique « Constat » engagé avec La Sainte de la famille, il n’en demeure pas moins un livre autonome et complémentaire dans la constellation que dessine l’écriture de Patrick Autréaux.
Paru au printemps 2025, L’Époux poursuit le cycle « Constat », amorcé par Patrick Autréaux avec La Sainte de la famille, en 2023.
Deux ans après L’usure d’un monde. Une traversée de l’Iran, François-Henri Désérable publie Chagrin d’un chant inachevé. Sur la route de Che Guevara, un récit somptueux. François-Henri Désérable s’est fixé une règle de vie : passer la moitié de ses jours dans ce monde à le voir, et l’autre à l’écrire.
Dans la librairie l’autre jour, sans crier gare, cet étrange sentiment de fraternité. Je feuillette le dernier ouvrage de Philippe Forest, écrivain que je lis de façon décousue, infidèle, de loin en loin.
Quelques années après Le Cercle (The Circle, 2013), Dave Eggers publie Le Tout (The Every, 2021), qui vient de se voir traduit en France, chez Gallimard, par Juliette Bourdin. Le Cercle annonçait explicitement Le Tout. Bailey, l’un des fondateurs de la puissante entreprise technologique, déclarait alors à Mae : « Comme tu le sais, le Cercle lui-même s’efforce d’être entier. Nous essayons d’atteindre la complétude du cercle au Cercle ». Le c du logo n’a plus qu’à être fermé pour devenir un « cercle parfait », un Tout. C’est désormais chose faite et… c’est terrifiant.