Zoom Encore heureux, Mafalda, ArchYves

Qui était Lescot Bruno, « attendu que » l’individu a commis un certain nombre de méfaits dans sa prime jeunesse, dont rend compte un exposé des motifs absolument exhaustif ?
Pourquoi et comment est-il devenu cet individu coupable du vrai / faux braquage d’une agence bancaire de Charenton le Pont qui s’est soldé par la mort d’un policier ?
Encore heureux d’Yves Pages déploie et juxtapose les discours par lesquels justice, médecine et presse cernent, exposent et explicitent ce type de comportement, dans un exercice de prose qui dézingue toute certitude.

Ed Kemper, Dennis Rader, Jerry Brudos, Richard Speck, ces noms ne diront sûrement rien au public français mais de l’autre côté de l’Atlantique, ils appartiennent à un panthéon monstrueux : celui des plus célèbres tueurs en série des États-Unis. Diffusé depuis le 13 octobre sur Netflix, Mindhunter remonte le temps et opère une plongée morbide dans les arcanes de l’investigation policière et dans la psyché de ceux que l’on n’appelait pas encore des serial killers.

Graffiti, Lyon — Photo : Arno Bertina
Graffiti, Lyon — Photo : Arno Bertina

« J’ai une maladie, je vois le langage« .

L’affection est partagée, et se répand sur Internet comme un virus : taper « Graffiti » dans le moteur de recherche de FlickR ou d’Instagram, ces plateformes de partage de photos sur le Net, c’est risquer la surchauffe du système, l’incendie du hashtag, tant sont nombreux les groupes constitués autour de ce centre d’intérêt. Pourquoi l’univers numérique, dont on se plaît constamment à décrire l’immatérialité supposée, recueille-t-il avec tant de soin, cette écriture à même les murs que sont les graffiti ?

PhotomaniesCe livre, format à l’italienne, est comme un album, un tiroir ouvert sur un imaginaire, un partage. On connaissait Yves Pagès éditeur (Verticales) et écrivain, le voilà photographe ou plutôt photomaniaque dans ce livre paru au Bec en l’air. Yves Pagès a des « monolubies » et des « binomanies », il aime saisir des moments et des lieux, les associer. Il a aussi tout un « fiascorama » ; des photos ratées, de ce fait racontées, notées dans des petits carnets. Le Yves Pagès photographe est bien sûr le même que le Yves Pagès écrivain : une planche contact qui saisit des instantanés, construit des archyves (c’est le nom de son site) et nous offre ses « affinités perceptives », en 250 photographies :