Voici un livre qui s’est donné les moyens, pour rendre compte de la Commune de Paris, d’excéder ses propres limites. Écrit par Ludivine Bantigny, que la quatrième de couverture présente comme « historienne, maîtresse de conférences à l’université de Rouen », cet ouvrage s’écarte délibérément, dans sa composition, de l’essai historique, en présentant 62 lettres écrites aujourd’hui à celles et ceux qui vécurent et qui firent la Commune.

Reprise des chroniques en forme de constellation…Tant de choses à lire, puis à commenter s’il nous reste du temps, de ce temps que nous préférons le plus souvent employer à la lecture, car là au moins nous avançons. Même s’il nous arrive d’emprunter de fausses pistes, et d’ainsi nous égarer, le soir nous n’en sommes pas au même point qu’au réveil. Tandis que, quand nous écrivons, ne serait-ce que quelques notes de lecture, nous prenons plus souvent la gomme que le crayon… En ces derniers jours d’un été plus chaud que de coutume (l’automne arrive et il fait 35° en région parisienne), quelques essais de voies – dans l’ordre : bande dessinée, cinéma, poésie.

Que l’image d’une maison introduise au portrait d’un écrivain pourrait surprendre, sauf à se souvenir d’un des passages les plus saisissants d’un livre de Claude Ollier, Une histoire illisible, que Christian Rosset cite dès le prologue, comme pour marquer le seuil du récit qu’il s’apprête à faire : « La maison avait un corps. Elle avait des mains, des yeux. Elle avait un souffle ».

En prélude au 28e Salon de la Revue qui se tiendra le 9, 10 et 11 novembre, Diacritik, partenaire de l’événement, est allé à la rencontre de revues qui y seront présentes et qui, aussi vives que puissantes, innervent en profondeur le paysage littéraire. Aujourd’hui, entretien avec Paul de Brancion de la très belle Sarrazine.