Suivant près de sept de la vie de sept des vingt-quatre otages du Bataclan, Des Vivants commence au soir de la vague d’attentats à Paris le 13 novembre 2015, quand la vie de 130 personnes s’est arrêtée. Série écrite et réalisée par Jean-Xavier de Lestrade diffusée depuis début novembre et disponible en intégralité sur France.tv, Des Vivants raconte en huit épisodes comment un groupe d’otages va tisser une amitié indéfectible et comment chacun va « se relever (ou pas) » – titre de l’un des épisodes – de cette tragédie personnelle et collective devenue un drame national.

*Musique originale de Jeff Russo

Il y a plusieurs manières d’aborder la critique d’Alien : Earth (Noah Hawley, 2025) à la suite de sa diffusion depuis la mi-août dernière sur Disney+. On pourrait comme l’ont fait déjà beaucoup sur les réseaux sociaux, s’attacher à dire ce qui marche et ce qui ne marche pas, les raisons pour lesquelles on a aimé, ou pas, ou pas complètement. Ou encore comment on raccroche d’un opus à l’autre à la saga Alien — ou comment on échoue à le faire.

À ceux qui penseraient que Mobland est un documentaire sur la corruption institutionnalisée et le népotisme au sommet d’une démocratie illibérale, le critique tient à rappeler qu’il ne faut pas voir le mal partout malgré tous les signes donnés par l’(in)humanité en ce premier quart de XXIè siècle. Non. Mobland est une fiction qui marche dans les pas des Sopranos, de Gangs of London ou The Gentlemen ; et si elle ne renouvelle pas les codes de la série de mafieux, elle a le mérite de (parfois) moins faire parler la poudre que ses personnages.

On aurait tort de réduire Duster au seul retour de Josh Holloway après Lost, Colony et plus récemment Yellowstone quand bien même la présence à l’écran dans un rôle sur mesure tout en nonchalance naturelle et en distance sarcastique fait beaucoup pour la série signée J.J. Abrams et LaToya Morgan diffusée en France depuis le 15 mai 2025.

À mi-parcours, petit état des lieux de la troisième saison de The White Lotus, série phénomène arrivée sur les écrans de HBO en 2021. Hypnotique et dérangeante, la création de Mike White bouleverse bon nombre de codes et de spectateurs par son traitement frontal des névroses et des affects d’une poignée de privilégiés venus se ressourcer dans un complexe hôtelier où tout n’est pas que luxe, calme et volupté.

En 1857, dans l’Utah, une femme et son fils sont en quête d’un guide pour les conduire en Californie à travers des contrées hostiles. Sur le quai d’une gare-terminus (les rails vers l’ouest s’arrêtent quelques mètres plus loin), Sarah et Devin s’impatientent de ne pouvoir continuer leur chemin vers l’Ouest, dans une urgence qui sonne comme une fuite.

La diffusion de la deuxième saison de SAS : Rogue Heroes vient de s’achever sur Canal+, les six épisodes étant désormais disponibles en replay (tout comme la saison une si par malchance vous auriez manqué la création de Steven Knight d’après le livre SAS : Rogue Warriors de Ben Macintyre. Réalisée par Stephen Woolfenden, avec au casting les excellents Jack O’Connell, Connor Swindells et Dominic West dans les rôles respectifs des très réels Paddy Mayne, David Stirling et Dudley Clarke, la saison 2 s’enrichit d’une montée en puissance et d’un antimilitarisme non feint au tournant de la seconde Guerre Mondiale.

La question concrète de la fin des temps est tout à fait légitime dans notre époque. Pour se la poser, il suffit de calmement lire les rapports précis et réguliers du GIEC comme les articles de presse les relatant. C’est qu’il va bien falloir s’organiser pour terminer notre petite histoire humaine, et le travail de la fiction permet d’anticiper peut-être notre chute.

Présentée comme la réponse à Emily in Paris qui rencontrerait Succession, La Maison est une tentative de se réapproprier l’univers parisien de la mode subissant les clichés netflixiens. Diffusée sur Apple TV+, La Maison jette Lambert Wilson, Amira Casar, Carole Bouquet et Pierre Deladonchamps dans le taffetas et le spectateur dans l’embarras devant le spectacle navrant de cette fashion weak.

Le monde d’après est advenu et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il a un  fort goût d’apocalypse. 219 ans après la bombe, le temps s’est arrêté aux portes des années 50, les musiques qui résonnent ne sont que ritournelles country et chansons swing passéistes, les écrans sont cathodiques et en noir et blanc et le ciel au-dessus du champ de maïs est d’un bleu artificiel presque sans nuage tel l’avenir des heureux (?) résidents de l’abri numéro 32. Et pour cause : à l’extérieur, à la surface, les terres sont désolées et peuplées de survivants livrés à eux-mêmes, en butte aux éléments, aux goules, au cannibalisme et aux animaux mutants…