Quatre ans après le puissant Nos Mères, roman clef de notre contemporain, Antoine Wauters revient en cette rentrée avec non pas un mais deux romans, remarquables l’un l’autre : le fraternel Pense aux pierres sous tes pas et le noir Moi, Marthe et les autres.
Category Archive: Rentrée littéraire 2018
Le premier roman de Sarah Manigne, L’Atelier, se lit d’une traite, avec appétit, inquiétude, emportement. On voudrait être plus délicat, s’attarder sur les phrases, se donner un peu le temps. On est aussi avide de poursuivre que l’héroïne de ce très court roman l’est de s’effacer.
Franzobel, Franz Stefan Griebl de son nom civil, auteur autrichien, né en 1967, écrit des romans, de la poésie, du théâtre et des livres pour la jeunesse. Il est peu traduit en français : la plupart de ses écrits sont géographiquement et socialement marqués par son environnement autrichien, d’autant plus qu’il fait partie de ceux qui introduisent dans leur écriture le parler de la rue, populaire et cru difficile à rendre dans une langue étrangère.
Sur le bandeau de couverture, lors de la parution du livre en grand format, une citation du Guardian annonçait « une histoire d’amour inoubliable ». Inoubliable, le premier roman de Karl Geary, qui paraît aujourd’hui en poche aux éditions Rivages dans une traduction de Céline Leroy, l’est indéniablement.
1. Pour chroniquer La Première année de Jean-Michel Espitallier, le plus simple aurait été d’en prélever quelques passages au fil de la lecture, les transcrivant tels quels, sans le moindre commentaire, marquant ainsi qu’il est inutile d’en rajouter.
Après la littérature. Écrire le contemporain, signé Johan Faerber, paraît demain. Il est difficile de qualifier ce texte : essai ? roman critique d’un contemporain que d’aucuns se complaisent à nier ou à masquer ?
La première année, de Jean-Michel Espitallier, est le livre d’une expérience en elle-même multiple : expérience de la mort, de l’absence, du langage, du sujet, du temps.
7textes composent L’Abattoir de verre de J.M. Coetzee, en librairies depuis hier, dans la traduction française de Georges Lory, au Seuil. 7 textes qui, rassemblés, forment le portrait fragmenté, diffracté d’une femme dont les lecteurs fidèles du romancier sud-africain, prix Nobel de littérature en 2003, perceront rapidement l’identité.
Sans doute Par les écrans du monde de Fanny Taillandier qui paraît aujourd’hui est-il non seulement l’un des romans les plus importants de cette rentrée mais, plus largement, l’un des plus remarquables parus ces dernières années.
La parution d’un roman de Nicole Krauss est toujours un événement : ainsi Forêt obscure qui advient après de longues années de silence, ce « vide » si nécessaire à la création, comme nous l’explique la romancière dans le long et bel entretien vidéo qu’elle a accordé à Diacritik, en juin dernier, à Paris.