Après Poèmes à pied, Le Nôtre, L’Âge de verre, ou encore Si riche heure, Cole Swensen fait paraître Et et et qui, à travers une poétique du « et », élabore un texte où le langage s’articule aussi à ce qui lui échappe. Entretien (bilingue) avec Cole Swensen.
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Entretiens filmés ou retranscrits, d’écrivains, réalisateurs, dessinateurs, etc. Parce que laisser de longues plages à des artistes et des écrivains pour s’exprimer, ça manque un peu, ailleurs…
À l’occasion de la sortie de la deuxième fournée des éditions Pédale, pédale ! qui réunit des textes érotiques de Florian Bardou, Antonin Crenn, Christophe Pellet et Mathieu Pineau, Pierre Niedergang s’est s’entretenu avec les deux éditeurs de cette collection à destination des pédales et de leurs ami·es, Antonin Crenn et Baptiste Thery-Guilbert.
À l’occasion de la parution de Que ce soit doux pour les vivants au format poche aux éditions Points, Diacritik republie l’entretien accordé par Lydia Flem à Jean-Philippe Cazier. Que peuvent les vivants pour les morts ? Que peuvent les morts pour les vivants ? Des questions que Lydia Flem développe, prolonge dans Que ce soit doux pour les vivants.
Depuis plus de 30 ans, les éditions de l’Attente publient des livres qui se sont imposés dans le champ de la poésie contemporaine en investissant celui-ci de formes, de questions, de propositions plurielles qui ont participé et participent à son renouvellement, à sa réinvention, à son débordement. Entretien avec Françoise Valéry et Franck Pruja.
Dans Chant balnéaire (Allia, 2023), Oliver Rohe revient sur son expérience de la guerre civile du Liban. L’adolescent qu’il était alors trouve refuge avec sa mère et sa sœur dans une petite station balnéaire du littoral libanais, où ils passeront les dernières années du conflit. Époque d’une « drôle de guerre » où la vie se déroule d’abord loin du théâtre des opérations, mais sera peu à peu rattrapée par les combats. On aborde avec lui, dans ce grand entretien, la genèse de ce texte à la forme singulière, qui alterne vers et prose pour composer une élégie sans pathos, une épopée sans emphase où la vie ordinaire prend le pas sur l’héroïsme guerrier.
Premier roman (dans le dernier carré du prix éponyme 2025), thriller psychologique (et pour cause), L’âme de fond de Julia Clavel a paru aux éditions de l’Observatoire le 20 août dernier. Dans une atmosphère de monde d’après, ou d’avant l’apocalypse, c’est selon, des destins se croisent et se rencontrent dans les allées du pouvoir, les rues et la salle d’attente du cabinet d’une psychologue parisiennes à qui ils viennent parler de leurs solitudes respectives, espérant le meilleur, niant parfois les failles enfouies, confiant secrets et blessures, refusant parfois la main tendue, jusqu’à ce qu’un mal plus grand ne vienne tout bouleverser.
Roman de l’après, L’âme de fond creuse la question du mal-être sournois, non diagnostiqué, mal perçu, parfois nié qui peut naître d’une crise ou la manifestation d’un mode de vie plus subi qu’accepté, et qui soudain devient mortel au point que les pouvoirs publics s’emparent enfin de la question de la santé mentale et affrontent la réalité. Entretien avec l’autrice, Julia Clavel.
Grand Poisson, c’est l’histoire d’un jeune professeur qui rencontre son métier dans un lycée qui lui réserve quelques surprises de taille : certes, il y a les habituels écueils que l’entrée dans le métier réserve, les désillusions et autres couleuvres que l’on avale, les surprises, les petits étonnements, en somme l’apprentissage qu’est toujours la découverte d’un nouvel environnement – mais quelque chose bruisse derrière les portes, et ce ne sont pas seulement les tentacules insidieux des politiques éducatives, c’est aussi cet étrange espace où les personnes, les objets, semblent disparaître sans que personne ne s’étonne, ne s’alarme. Rencontre avec Fabrice Sanchez pour que se dévoilent un peu les ombres derrière ce si curieux métier.
Reprise du Jeanne Dielman, de Chantal Akerman, et d’une étude de Gilles Deleuze sur Michel Tournier, Un Film sans autrui, de Frank Smith, est surtout un film qui problématise le cinéma, l’image, le personnage, le monde et le rapport au monde, le sens, et les redistribue selon de nouvelles possibilités cinématographiques mais aussi éthiques, mentales, intellectuelles.
Récemment paru aux éditions du Bunker, Hiver Chute Vie, de Wonwoo Kim associe l’espace et l’écriture pour créer un recueil qui est aussi un livre-objet, un ensemble de textes autant lisibles que visibles. Entretien avec l’auteur.
Après Extrêmes et lumineux, Au nord du futur, Provisoires et Signes des temps, Christophe Manon fait paraître Élégies mineures. Entretien avec l’auteur.
« L’Ange d’Indian Lake » de Stephen Graham Jones par sa traductrice
Diacritik a toujours eu à cœur de défendre la littérature étrangère et celles et ceux sans lesquel.le.s elle […]
Au printemps 2025, les éditions Les Cahiers de la Seine, dirigées par Henri Lefebvre, ont publié un étrange petit livre intitulé Et là je me mets en danseuse, signé Anne Portugal et Vincent Broqua. Un dessin de Jim Dine signé et daté y précède la formule : être rabalaïre : théorème.
Consacré à l’assassin de Jean Jaurès, Les Morts de Raoul Villain est autant un livre d’histoire qu’une réflexion en acte sur les limites du récit historique, un essai sur les rapports entre histoire et fiction, entre l’archive, les documents, et leurs marges, leurs manques. Qu’en est-il des vies qui existent dans ces absences ? Mais encore : quel point de vue également politique serait possible à partir de la figure de Raoul Villain ? Entretien avec Amos Reichman.
Pour la sortie de son second long métrage, Renoir, présenté en compétition officielle au Festival de Cannes 2025, nous rencontrons la réalisatrice japonaise Chie Hayakawa.