En 1995, les spectateurs étaient conviés à Un voyage avec Martin Scorsese à travers le cinéma américain (A Personal Journey with Martin Scorsese through American Movies) puis à travers l’Italie en 1999 (Mon Voyage en Italie/Il mio viaggio in Italia), par un même réalisateur, rendant hommage aux cinéastes l’ayant inspiré et livrant, par la même occasion, une autobiographie. Bertrand Tavernier, très féru de cinéma américain, qui a par ailleurs préalablement salué ce cinéma avec 50 Ans de cinéma américain (coécrit avec Jean-Pierre Coursodon) et Amis américains, a emboîté le pas à Martin Scorsese.
En 2016, c’est Voyage à travers le cinéma français, dont le titre et la démarche font directement écho à ces deux documentaires et qui en est le pendant à l’échelle du cinéma français, fruit de six années d’un travail délicat et titanesque, mais bien au-delà, d’une vie nourrie et emplie d’un amour incommensurable du cinéma. Selon le même procédé, ce « trésor mondial » – d’après Scorsese – de 3h11, tout d’abord présenté en avant-première dans la sélection « Cannes Classics » puis diffusé en salle à l’automne, est désormais disponible en DVD.

Chute-la-vie © Rochegaussen

Ça y est, c’est parti, il a ouvert la fenêtre et grimpé sur une chaise, il s’est lancé à la conquête de l’air.

Chute-la-vie © Rochegaussen

D’habitude, les choses ne lui font pas peur. Mais cette fois, la menace venait des planches disjointes de son atelier.

Chute-la-vie © Rochegaussen

Il n’avait pas peur du noir, il avait peur de ce que le noir cachait de plus puissant que le noir.

Chute-la-vie © Rochegaussen

Quoi qu’il fasse, un crayon à la main, ou l’un de ses appareils photos posé sur un pied, il assistait, mi effrayé mi ravi, à la multiplication des images.

Trompe-la-Mort © Kurt van der Elst/Opéra National de Paris

Avec cette création mondiale à l’Opéra de Paris, Luca Francesconi perpétue le héros balzacien dans un univers contemporain : en faisant de Vautrin un personnage dont l’esprit maléfique fait songer à Méphistophélès et la puissance quasi divine à Wotan, Luca Francesconi a transformé les personnages de Balzac en véritables héros. L’homme qui sert de pivot à cette pièce contraint par ricochet tous les protagonistes à se situer au même niveau, celui de la dévastation.

Chute-la-vie © Rochegaussen

Quand il allait au cinéma, ce qui ne lui arrive plus guère, il prenait place au bout de la rangée, vers la sortie, en cas de fatigue ou de risque imminent.