Avec La Destruction comme cause du Devenir de Sabina Spielrein, les éditions Mater poursuivent la réhabilitation de figures féminines longtemps reléguées aux marges de l’histoire intellectuelle.
Auteur : Fabien Aviet
Anne F. Garréta publie peu, et chaque livre est « autre ». À chaque fois, c’est comme si l’auteure cherchait un nouveau point d’où repartir à neuf.
C’est le moment de la compétition où les billets de films de 8h30 se libèrent comme des petits pains à minuit le soir d’avant et où la Croisette est agréablement vide jusqu’à 11h du matin.
« Quand j’étais un enfant / Un dieu souvent me retirait / Des cris et du fouet des hommes. / Je m’amusais alors en sûreté / Et bien avec les fleurs du bois, / Et les brises menues du ciel / S’amusaient avec moi. »
John Jefferson Selve a fait paraître La matière humaine en février dernier. Entretien avec l’auteur.
Faut-il être dans l’excès pour être vivant ?
Le cinéma peut-il régler les problèmes de papa ?
C’est le 2e jour de la compétition et ça sent la révolte à plein nez dans les salles sombres après la tribune signée par 600 professionnels du cinéma pour dénoncer l’emprise de Bolloré sur le cinéma.
mont des Ourses immerge les lecteur·ices à Ici, un village enclavé de montagne, aux côtés d’Hazel et de son père, Jean-Code, gendarme violent et autoritaire. Un meurtre est commis et Hazel décide de mener l’enquête. Peu à peu, l’adolescente s’émancipe des brutalités qu’elle observe et qu’elle subit. Elle rencontre, dans la montagne, d’autres manières d’être au monde. Dans un style proche de l’oralité, le roman d’Émilie Devèze mêle poésie subtile et ironie, par le biais d’images fortes et parfois déroutantes. L’écriture est brute, sans concession ni détour, tout en reflétant une certaine candeur.
Dans l’entretien qu’elle nous a accordé, l’autrice explore en quoi la forme du conte écoféministe lui permet de raconter l’extrême violence, intime comme sociale, tout en ouvrant le chemin de solidarités et d’autres possibles.
Au bout de plusieurs années, on se rend compte que le festival de Cannes est une sorte de boucle infinie où chacun.e redevient pendant toute la durée la version plus légère, peut-être plus inconséquente et immature, de lui où elle-même.
Comme chaque année – depuis l’année dernière –, voici l’ouverture du Journal de bord du festival de Cannes.
Tandis qu’on commémore les quinze ans de l’accident nucléaire de Fukushima, Véronique Brindeau fait paraître Les arbres de Nagasaki. Dès le début, tout est dit : « Les arbres sont d’un autre temps. Ceux de Nagasaki, d’un autre temps encore ». Raison pour laquelle, sans doute, ces arbres ont tant à nous dire.
Tout le monde connaît Théophile Gautier. Personne ne connaît Théophile Gautier.
Alors que l’actualité médiatique est saturée de propos de Donald Trump, un auteur dramaturge, Stefano Massini conte une histoire de l’actuel président des États-Unis.
On avait laissé Sébastien Berlendis sur les rives de la Méditerranée, entre vieux palais décatis et archéologie familiale. Deux ans après Lungomare, 24 fois l’Amérique s’éloigne pour un temps de l’Italie afin d’explorer le nord-est des États-Unis. Sur la route, le narrateur est en quête de Marianne, une femme avec qui il avait déjà fait le voyage une décennie auparavant.