Écrire sa mémoire : Behja Taversac, Omar Hallouche

Catherine Rossi, aquarelle, Behja Traversac, Algérie, ma déchirure © éditions Chèvrefeuille Étoilée

« Une certitude : soutenir une trace d’histoire pour un devenir… à venir »
Alice Cherki

Nous sommes nombreux à vouloir remonter le temps…. Nous sommes moins nombreux à passer à l’acte d’écrire, de s’écrire. La mise en mots d’une mémoire personnelle peut prendre différentes formes et s’apprécier à l’aune du littéraire et à l’aune de l’Histoire et des sociétés, par la pierre qu’elle apporte à la connaissance de notre humanité. Comme l’écrit Alice Cherki, dans  Mémoire anachronique. Lettre à moi-même et à quelques autres, « le tissage des textes, toutes générations et toutes écritures confondues, réussit à transmettre, à la source même de l’hétérogène, une histoire vive que souvent les historiens affadissent. J’insiste, je dis bien « histoire » et pas seulement mémoire. Car le témoignage distancié est comme l’archive, à mettre au compte de la construction de l’Histoire ».

Dans cette perspective, évoquons deux récits dans lesquels deux auteurs ont le projet de parcourir leur vie soit ouvertement (en ne masquant pas le geste autobiographique) soit de biais (en optant pour des détours et une fragmentation). Alice Cherki encore le dit très bien : « Les souvenirs les plus prégnants sont ceux des moments anecdotiques, singuliers dans des situations dites dramatiques ». Ces auteurs de la même région (l’ouest oranais) et sensiblement de la même génération (l’une est née à Maghnia en 1944 et l’autre à Sebdou en 1947) sont venus vivre en France dans les années 90. Leurs souvenirs de vie ont paru à un mois d’intervalle en juin et juillet de cette année. Chacun à sa manière remonte le temps et éclaire son départ du pays et les raisons qui l’ont provoqué.

Algérie, ma déchirure. Fragments de vie de Behja Traversac donne le ton par le choix de deux mots clefs : déchirure et fragments, annonçant la nostalgie d’un avant perdu et une souffrance. L’autobiographe n’opte pas pour un parcours mais des moments et des personnages emblématiques. L’une des trois citations mises en exergue, signée Mahi Binebine, souligne le projet de l’ouvrage :
« Quoi ? Je divague ! Et alors ?
Que puis-je faire d’autre maintenant
Que je rôde comme un fantôme étranger
Sur le royaume de mes souvenirs d’enfant »
D’ailleurs Behja Taversac récuse la qualification d’autobiographie pour son recueil. Ces textes sont pour elle une « passerelle entre passé et présent ». Dans son ouverture, elle met de l’ordre dans cette « mosaïque » en indiquant quels temps forts elle a choisis.

Premier temps fort, les lieux. C’est avant tout la ville d’Alger et tout ce qu’elle y a construit avec son mari. « Alger ma déchirure » reprend le titre de l’ensemble. Behja Traversac dédie à cette ville un véritable hymne pour dire son attachement et sa fascination, en évoquant les éléments naturels, plantes et parfums, perspectives et joyaux. Elle raconte également son histoire, de la Phénicie à la France ; Alger est le lieu de demeures ancestrales auxquelles elle est attachée, s’opposant au nomadisme de la mère. Cette ville, elle l’a partagée avec ses amies – dont Elaine Klein-Mokhtefi que nous retrouverons. Elle y rappelle les héroïnes de la guerre de Libération ainsi que les hommes qui l’ont habitée et rendue célèbre. Cet hymne au lyrisme soutenu porte l’expression d’une déchirure jamais cicatrisée. Après Alger, c’est la ville d’Oujda et son école primaire puisque c’est dans cette ville frontalière que la mère de Behja Traversac avait décidé de vivre ; puis Portsay, ville côtière, « la part heureuse » de sa mémoire avec ses étés fabuleux et les êtres qu’elle a alors côtoyés. « Portsay symbolise, pour moi, un des seuls abris possibles, quand tout ce que nous partagions a disparu. Une île lointaine, légère, comme aile de papillon, lourde du poids de nos mémoires. Sceau de moments de joie pure que personne, pas même le temps, ne peut nous ravir. Portsay avait désormais accompli, ce que nous en attendions. Il restera à jamais, le nom des bonheurs de nos étés ».

Se rattachant aux villes, il y aussi la maison d’enfance sous le titre révélateur, « La dépossession » et celles et ceux qui l’ont habitée, des personnes que l’on pourrait presque qualifier de personnages, tant ils sont mis en scène et racontés comme des figures de roman. La mère est celle qui a su dire non, « d’une modernité stupéfiante » ; le père apparaît sous un titre qui fait allusion à une expression arabe, « il s’est accompli » venant de l’expression, et-twafa, « il a accompli sa mission sur terre » ; il y a aussi sa sœur, Safiya ; enfin une lettre de son mari, René-Paul, écrite dans les années 70, affirmant son attachement à l’Algérie : « L’Algérie m’inquiète mais je sais que j’y reviendrai toujours, officiellement ou en clandestin, mais je sais que je ne pourrai jamais me passer de la vie qui règne ici, des paysages, des lumières, des gens. Tu ne peux savoir à quel point j’ai envie souvent de faire de la botanique pour connaître le pays plante à plante. Peut-être renoncerai-je à jamais à vouloir présenter un pays si complexe. Peut-être faudra-t-il que je le quitte, que nous le quittions quelque temps pour pouvoir en parler. Mais je ne partirai jamais sans toi, mon eau, ma source ». Les treize textes réunis sont entrecoupés de poèmes pour dire la permanence et le temps. Plutôt que de poésie, je parlerais d’une écriture de l’introspection qui s’exprime par une mise en espace renvoyant au poème sans être vraiment poème mais obligeant à entrer dans une autre lecture que la recherche de l’anecdotique qu’on privilégie souvent face à un livre fortement autobiographique.

On trouve enfin, au fil des pages quatre textes, antérieurement écrits ou publiés dans des collectifs réunis par Leïla Sebbar. Ainsi « Saison française » dans le collectif, C’était leur France (Gallimard, 2007) : « Arabes et Européens, on avait en commun ce morceau de territoire familier, vivant dans une amicale… méfiance.
Si, si c’était ainsi. L’amitié effleurait la crainte, l’inquiétude, le soupçon. On n’aimait pas forcément se défier, mais le bruit des bottes, l’absence de ceux des maquis et des prisons, les bombes dans la ville, les grillages sur les vitres des trolleys et des tramways, les fils barbelés qui barraient certaines rues, le vacarme des médias… ça plombe les centimètres qui séparent les corps et les cœurs ».
Ainsi « Graffitis » ou « L’enfant innommé » : ce dernier, texte particulièrement réussi, écrit le destin d’un enfant sans père qu’on a affublé de l’acronyme infâme, SNP et qui, malgré l’amour de sa grand-mère, ne réussit par à surmonter l’exclusion.

Le treizième texte, « Exil », écrit après l’installation en France, exprime avec force les incertitudes et les inconnues de l’exil :

« Dis, te souviens-tu ?
De nos veilles inquiètes,
de nos nuits lourdes d’insomnies,
de ces matins de guêt,
du poème brandi,
de l’espoir captif,
de l’ancre de nos libertés ».

L’autrice, devenue adulte, se souvient de son adolescence et des manifestations de décembre 1960, date importante dans l’Histoire du pays :

« Arrimés à l’hiver,
ces jours de décembre soixante
qui appelaient l’aurore, t’en souviens-tu ?
Nous étions alors la marée qui monte,
échos du Djurdjura et de l’Ouarsenis,
du Djebel Amour et de l’Aurès.
Nous étions clameur du monde.
Nous étions enfants de novembre ».

Catherine Rossi, aquarelle, Behja Traversac, Algérie, ma déchirure © éditions Chèvrefeuille Étoilée

On ne peut présenter ce livre à la facture très soignée, publié aux montpelliéraines éditions Chèvre-feuille Étoilée, sans signaler l’accompagnement de Catherine Rossi dont les vingt-deux aquarelles jalonnent les textes et font de ce livre une rêverie sur des lieux connus ou découverts et dont la couverture donne une idée. Avant même de le lire, on le feuillette pour en admirer les aquarelles si suggestives. Le bleu y domine, couleur d’une Algérie heureuse, en contrepoint de la « déchirure »  qu’affiche le titre. Comment ne pas penser à la page magnifique de N’Zid de Malika Mokeddem sur les bleus du pays méditerranéen et sur le blues qui habite le cœur de l’héroïne ? « Redonne-moi la mer, le bleu de son oubli, sa lumière (…) les bleus de la Méditerranée. (…) bleu de la source entre roche et mousse. Bleu aux salves argent de l’olivier, du figuier, de l’eucalyptus… Bleu crochu des garrigues… Bleu des maquis… Bleu de l’aloès… Bleu des chardons (…)
Bleu du cerne, fane de paupière quand la dévoration de la vie maintient trop longtemps les yeux ouverts. Bleu – blues de l’âme quand l’espace et le temps se confondent en une même attente blessée ».

Behja Traversac a fait des choix dans son parcours de vie. Elle a souvent modulé le « « je » du récit singulier par le « nous » du récit épique. Elle a, par choix, passé sous silence de nombreux épisodes. On peut néanmoins la retrouver sous son nom de Behja Bensalem, dans l’ouvrage d’Elaine Mokhtefi, à laquelle elle fait allusion dans son livre. À propos de cette dernière et de son ouvrage, Alger, capitale de la révolution – De Fanon aux Black Panthers,  je remarquai (Diacritik, 6 juin 2019) qu’on a coutume de penser que revenir sur le passé immobilise dans un temps révolu. Pourtant quand la mémoire d’une militante reste en phase avec ses convictions, la nostalgie qui s’exprime peut être constructive en dévoilant ce qui a été et peut encore l’être.

Si des auteurs et autrices font des choix différents pour rapporter leur mémoire personnelle, les lire successivement permet de démultiplier les traces d’Histoire et mieux comprendre une période. Ainsi Behja Traversac évoque Mokhtar Mokhtefi qui deviendra le mari d’Elaine. Les mémoires de ce dernier ont été éditées par Barzakh à Alger, juste après son décès, en 2015 : J’étais français-musulman. Itinéraire d’un soldat de l’ALN. L’éditrice le note, la subjectivité de la narration « diffracte une vérité unique, officielle et consensuelle, dans le kaléidoscope des vérités, frémissantes de nuances et de complexité, faites de chair et de doutes, d’ombre et de lumière ». Behja Traversac avait travaillé avec Mokhtar Mokhtefi juste après l’Indépendance au ministère de l’Agriculture. C’est donc chez Behja qu’Elaine et Mokhtar se sont connus ; car Behja, durant cette période, travaillait avec Elaine Klein et Zohra Sellami au Ministère de l’information. Elles ont participé à l’élaboration d’une revue internationale sous le titre Sud, « par opposition au Nord colonialiste et impérialiste, consacrée aux problèmes et aux conceptions du Tiers monde ». Elaine Klein donne un portrait de Behja à cette époque : « Behja était une femme intelligente et ultrasensible, avec un petit visage ovale et des yeux pénétrants derrière ses grandes lunettes rondes ». Lorsque le projet de revue internationale ne s’est pas concrétisé, les amies sont restées solidaires et Behja est retournée à l’université pour terminer une licence de sociologie.

Un autre fait de ces années-là est, lui, totalement passé sous silence dans Algérie, ma déchirure : le mariage de leur amie, Zohra Sellami avec Ahmed Ben Bella, alors emprisonné, en 1972. Elaine Mokhtefi s’y attarde. Elles ont été très surveillées par la police ensuite car elles la revoyaient quand elle venait à Alger pour quelques jours. Behja, écrit Elaine Mokhtefi, « était très vulnérable parce qu’elle vivait avec un ingénieur agricole français, René-Paul Traversac. Leur fille Samia venait de naître. Les menaces d’expulsion de René-Paul étaient intimidantes mais Behja était algérienne, d’une famille connue liée au pouvoir ».

Le parcours de vie qu’Omar Hallouche propose à la lecture est moins elliptique et plus classique dans son déroulé. Il est édité à L’Harmattan dans une collection au titre signifiant, « Graveurs de mémoire ». De Sebdou à la Crois-Rousse. Un paysan contrarié offre des citations en exergue dont l’une insiste sur la négociation entre l’identité d’origine et l’altérité acquise ; l’autre sur la reconstruction de vie plutôt que son reflet fidèle que l’écriture entraîne. Ce parcours est égrené en 53 haltes de longueur variée et aux titres toujours suggestifs. L’auteur ne commence pas de manière chronologique. Dans les trois premières haltes, il privilégie les raisons de son exil. Il est, tout au long du récit, très précis sur les dates, les noms, les lieux qui sont autant de repères pour le lecteur. Il rappelle deux événements traumatiques datés : le 26 décembre 1991, le résultat du vote majoritaire pro-FIS aux élections législatives et l’annulation de ce vote par l’armée. Puis le 26 août 1992, l’attentat à la bombe à l’aéroport d’Alger où il se trouve : « cet événement aura changé le cours de mon existence. Deux mois après, je décide de quitter mon pays pour m’installer à Lyon ».

À 45 ans, il lui faut s’adapter à une nouvelle vie et apprivoiser la culpabilité d’être parti loin de la tragédie algérienne. Il enchaîne alors les dates de l’assassinat d’écrivains et intellectuels algériens qui ont profondément marqué toute la génération des démocrates : 26 mai 1993, Tahar Djaout ; 15 juin 1993, Mahfoud Boucebci ; 22 juin 1993, Mohammed Boukhobza ; 5 mars 1994, Ahmed Asselah et son fils… « un cauchemar dont je mettrai des années à me défaire ». En avril 1993, c’est la mort de son père, premier instituteur de son village. Une amie lui conseille d’aller voir un médecin. C’est ce dernier qui lui dit « Vous avez l’air d’un paysan contrarié », expression qu’il reprend à son compte en sous-titre de son livre.

Après cette triple entrée en matière, Omar Hallouche engage un récit de vie plus linéaire avec les entrées attendues de ce type d’écrit : sa naissance, sa famille, sa ville près de Tlemcen, les différentes communautés sous la colonisation – les « pieds-noirs », les « francaouis » et les « indigènes ». Il évoque longuement sa circoncision, l’Aïd el Kebir, l’école, la pratique religieuse, les contes, son enfance avec ses grands-parents, les enseignants français humanistes. Le portrait du père est dessiné depuis sa naissance à Sebdou en mars 1921 à son enrôlement pour la Seconde Guerre mondiale et à son métier d’instituteur. Les scènes de la vie quotidienne reprennent avec le hammam et l’événement marquant de nombreux récits autobiographiques : le passage du bain avec les femmes au bain avec les hommes à l’âge de 10 ans. Les livres et les films lui font découvrir le monde. Il égrène plusieurs souvenirs d’enfance parsemés de quelques rappels historiques.

Après 21 tableaux de l’enfance et de l’adolescence, le récit s’arrête sur le jour de l’indépendance pour en rappeler la joie et la liesse mais très vite surtout la désillusion, ce que préparait le titre choisi, « Les jours d’après ». Un va-et-vient est opéré entre l’avant et l’après juillet 1962. Au lycée, ce sont les matières aimées et celles détestées. Les visites dans les maisons closes ; le premier amour. Une halte retient l’attention par son titre en écho au livre d’Elaine Mokhtefi dont nous venons de parler, « La Mecque des révolutionnaires » : tout ce qu’Alger offrait de richesses culturelles et internationales (avec quelques erreurs : Bourdieu n’a pas enseigné après 1962. Durant son service militaire entre 1958 et 1960, il a été assistant à la fac. d’Alger. De même, dans le lexique final, la définition des « pieds-rouges n’est pas exacte) : « Aujourd’hui, cette épopée qui nous a fait tant rêver s’est dissoute dans le désenchantement qui a suivi la chute des pays socialistes. Pourtant, quand j’y repense ou que je l’évoque avec mes amis, des idées, des images reviennent. La vie avait alors une évidence, une intensité que seul lui donne l’espoir quand, répondant enfin à notre attente, il vient à s’inscrire dans la réalité… » Omar Hallouche évoque son adhésion au PAGS (Parti de l’Avant-garde socialiste) au début des années 70 et les failles et les dérives découvertes plus tard. Il y a aussi une séquence sur le service militaire. Puis une justification, à la 41e halte, de son départ sous le titre « Chronique d’une catastrophe annoncée ». La citation choisie d’Amin Maalouf est particulièrement adéquate : « Tout homme a le droit de partir, c’est son pays qui doit le persuader de rester ».

Omar Hallouche propose une analyse des événements du 5 octobre 1988, puis son arrivée à Lyon et se reconversion, lui qui avait fait des études de pharmacie, en sociologie et anthropologie. Il s’attarde sur ce qu’il est devenu et ce qu’il a fait en réfléchissant à la question de l’intégration, au respect des différences et au travail auprès des immigrés. Deux retours au pays sont rapportés : le premier a lieu en 2003. À nouveau, Une citation d’Amin Maalouf éclaire sa pensée : « Le pays dont l’absence m’attriste et m’obsède, ce n’est pas celui que j’ai connu dans ma jeunesse, c’est celui dont j’ai rêvé, et qui n’a jamais pu voir le jour ». Le second retour en mai 2010 est raconté différemment : « Aujourd’hui, je me sens libéré de cette culpabilité, conforté dans mon choix de vie et réconcilié avec le pays où je suis né. En m’exilant en France, je n’ai pas fui un pays moribond dont j’aurais laissé la dépouille derrière moi, non ; j’ai vécu un moment difficile d’une histoire difficile mais qui, aujourd’hui, change. Une histoire qui dit le  désir de vivre de tout un peuple et me nourrit de sa primitive vitalité. (…) Je sais que je peux désormais circuler librement entre mes deux langues, mes deux cultures hybridées, incorporées au plus profond de mon corps, et qui sont ma richesse ».

Les deux récits de vie d’Omar Hallouche et de Behja Traversac sont différents et pourtant également évocateurs d’une époque que l’on n’a pas fini d’interroger de chaque côté de la Méditerranée. Ils participent à sa connaissance. Par leurs différences mêmes, ils sont des apports à la construction des complexités, algérienne et française. Plus encore que des fictions, ils ne se comprennent en profondeur que dans leur relation à d’autres textes.  C’est justement ce que remarque si justement Alice Cherki, une fois encore : « Maintenir « l’utopie » d’un hétérogène qui fasse lien ou d’un « en commun » qui, à partir des différences, crée, non de l’identique, mais du semblable. Ce qui suppose, une fois de plus d’accepter l’étranger en soi ».

Alice Cherki, Mémoire anachronique. Lettre à moi-même et à quelques autres, édition de l’Aube, 2016, 331 p., 21 € 99
Omar Hallouche, De Sebdou à la Croix-Rousse. Un paysan contrarié, éditions L’Harmattan, « Graveurs de mémoire », juillet 2021, 172 p., 19 €
Elaine Molhtefi, Alger, capitale de la révolution. De Fanon aux Black Panthers, La Fabrique éditions, mai 2019, 279 p., 15 €
Behja Traversac, Algérie, ma déchirure. Fragments de vie, Aquarelles de Catherine Rossi, Montpellier, éditions Chèvrefeuille étoilée, juin 2021, 186 p., 19 €