De 1960 à 1965, dans le journal communiste Vie Nuove, Pasolini publie ses réponses à des lettres qui lui sont adressées par des lecteurs et lectrices. Dialogues en public réunit un ensemble de ces échanges entre les lecteurs/lectrices et Pasolini, celui-ci répondant aux interrogations très diverses qui lui sont faites autant sur son propre travail que sur des faits d’actualité, sur la politique italienne, sur tel fait divers, sur l’Église et la croyance, sur la littérature, etc.

Depuis le 18 avril dernier, un collectif d’immigré.e.s occupe un immeuble d’entreprise abandonné de la rue Saulnier, à Paris, dans le 9e. Constitué de personnes immigrées avec ou sans papiers, ne bénéficiant d’aucun logement et contraintes de « vivre » dans la rue, le collectif a rebaptisé le lieu « l’Ambassade des Immigré.e.s. ».

Depuis plusieurs mois, déjà, je travaille sur les journaux ouvriers du XIXe siècle, ceux qui ont été écrits, publiés, imprimés, entre les deux révolutions, celle de 1830 et celle de 1848. Ce sont des gens qui ont combattu le despotisme avec une énergie hallucinante, en écrivant des poèmes, en écrivant des romans, en faisant de la critique, en construisant des barricades, aussi en portant des toasts révolutionnaires, car les repas pris en commun entre partisans étaient la seule occasion possible pour eux pour dire publiquement leur engagement.