Avant la photographie, il y a l’accident. Franck Gérard le raconte : une chute de trois étages, la mort ou presque, le retour à la vie, la survie, une sorte de sursis, et la vie encore, mais différente. C’était le 4 juin 1999. Cette vie, désormais, est inséparable de la photographie. Pour Franck Gérard, la photographie est un mouvement vital. Comme la vie, ses photographies sont faites d’accidents, de bifurcations, de rencontres et hasard, d’une abondance, d’un excès…
Jean-Philippe Cazier
Dévotionde Patti Smith paraît chez Folio. Le livre s’offre un art poétique dans lequel une patineuse est la métaphore de l’artiste : la parution du livre en grand format fut l’occasion pour Christine Marcandier et Jean-Philippe Cazier de rencontrer Patti Smith à Paris et de l’interroger sur l’écriture, les morts et fantômes qui hantent son œuvre mais surtout de l’écouter évoquer William Burroughs, Cocteau, Modiano ou Le jeu des perles de verre. Entretien.
A l’occasion de la publication de son livre Capitale Songe, publié aux éditions de l’Ogre, entretien avec Lucien Raphmaj réalisé lors d’une présentation organisée ce 24 septembre par la librairie La petite Egypte (75002).
Lire Capitale Songe, c’est entrer dans un monde. Dans ce livre, Lucien Raphmaj ne parle pas d’un monde, il fait exister ce monde, il le crée, cette création étant le livre lui-même.
Le titre de ce livre de Paul Preciado expose le paradoxe et le point de vue critique qui structurent l’ensemble de son discours. Le monstre est celui qui ne parle pas mais qui est fait monstre par ceux qui parlent à sa place, qui parlent de lui, qui « le parlent » et, faisant ceci, le constituent en objet monstrueux. Preciado, ici, inverse ce rapport discursif, cette domination dans et par le discours, en s’émancipant du destin habituel du « monstre », en se mettant à parler, et à parler face à ceux qui le constituent en tant que monstre.