M.M.M.M. de Jean-Philippe Toussaint ou tout à la fois le cycle romanesque de Marie, des Saisons musicales, la lettre « aime » et l’initiale du prénom français qui l’énonce par anagramme depuis la Pléiade. C’est aussi un clin d’œil vers l’art contemporain — « elle se faisait appeler Marie de Montalte, parfois seulement Montalte, sans la particule, ses amis et collaborateurs la surnommaient Mamo, que j’avais transformé en MoMA au moment de ses premières expositions d’art contemporain. Puis, j’avais laissé tomber MoMA, pour Marie, tout simplement Marie (tout ça pour ça) ».
Désormais ce sont quatre romans réunis : Faire l’amour (2002), Fuir (2005), La Vérité sur Marie (2009) et Nue (2013) dans ce titre qui déploie un nom et une identité mouvante, épouse la forme même du cycle romanesque : M.M.M.M.

Silvia Avallone © Christine Marcandier
Silvia Avallone © Christine Marcandier

Les éditions Liana Levi ont publié en France les deux premiers romans de Silvia Avallone. Alors que publié Marina Bellezza sort en poche chez J’ai Lu (D’acier y est déjà disponible), retour sur une œuvre qui saisit une histoire collective à travers des destins individuels, pour mieux dire l’Italie dans ses contradictions et ses mutations.