Capture d’écran Arte

Arte diffuse ce mercredi 24 août à 22h40 un portrait du créateur de Corto Maltese, Hugo Pratt, trait pour trait, réalisé par Thierry Thomas avec un commentaire dit par Lambert Wilson. Le documentaire retrace l’existence aventureuse de celui qui, né à Rimini en 1927 et mort en Suisse en 1995 a eu mille vies (acteur, dessinateur, auteur, aquarelliste) et a marqué à jamais le monde de la bande dessinée, contribuant à faire entrer le neuvième art dans l’âge adulte.

Les éditions Casterman ont réédité en début d’année le merveilleux Fable de Venise dans sa version originale. On retrouve ainsi le découpage en strips qui avait disparu des remontages ultérieurs et une mise en couleurs très éloignée des sempiternelles aquarelles qu’on attache souvent au dessinateur. Une véritable redécouverte, qui donne l’occasion d’interroger la place de Venise dans la genèse de Corto Maltese.

2016

Les coulisses de la rédaction, 14. Cette semaine, on est tous passé en 2016, et Diacritik a sacrifié aux traditionnels best-of. Et dans nos colonnes, on a pu lire Joyce Carol Oates, Marc-Antoine Mathieu, Gary Shteyngart, Michel Foucault, Véronique Pittolo, Noemi Lefebvre, Fred le Chevalier (en 2015). Olivier Steiner a repris son journal dans le journal dès le 1er janvier, il y eut aussi Jana Černá et les héros ordinaires de Lip, on est passé en cuisine avec Bret Easton Ellis et Yorick a donné la solution de son apologue pour le capital.

Les coulisses de la rédaction 14, donc, et on ouvre l’année avec un des trois co-rédac chefs, Dominique Bry :

Cette semaine, dans votre magazine, lundi a été placé sous le signe du son (avec la revue Frappa et la poésie sonore d’A.C. Hello, une lecture musicale de Vous n’étiez pas là d’Alban Lefranc et un Arnaud Rakoon totalement « chébran« ). Mardi, Laurent de Sutter vous a donné son manifeste pour une nouvelle cinéphilie, Roberto Joris a porté un regard très différent de celui de Jérémy Sibony sur Moretti. Mais Diacritik, c’est aussi l’ouverture à des points de vue contrastés d’un même objet.

Corto Maltese. Son nom est aussi célèbre que celui de son créateur, Hugo Pratt, si ce n’est plus. Le pirate libertaire et littéraire créé en 1967 s’offre une seconde vie sous la plume et les feutres de Juan Diaz Canales et Ruben Pellejero avec Sous le soleil de minuit paru chez Casterman le 30 septembre dernier. Rencontre avec les repreneurs des aventures du mythique marin né à La Valette.

Alors que paraît une nouvelle aventure de Corto Maltese chez Casterman, Sous le soleil de minuit, signé du tandem espagnol Juan Díaz Canales (scénario) et Rubén Pellejero (dessin) — Diacritik les a rencontrés — c’est Hugo Pratt qui s’expose à Louvain-la-Neuve. Son titre est une belle promesse : « Rencontres et Passages ».