Ils sont deux, les frères Turriani, Mirko 17 ans et Tommaso 11 ans, au centre du roman doux-amer de Giorgio Scanna, On inventera bien quelque chose. Leurs parents viennent de mourir dans un accident et les deux gamins doivent désormais grandir dans cette drôle de « situation », comme les adultes à la sollicitude pesante appellent ce moment, sans très bien savoir quels mots mettre dessus. C’est cette latence, ce moment suspendu et tendu que narre Giorgio Scianna, dans un Bonjour Tristesse à l’italienne, un roman singulier qui explore les contradictions propres à l’adolescence, comme le souligne la citation d’Albert Camus en exergue, « les erreurs sont joyeuses ».

L’édition 2016 de l’Euro de football se profile déjà à l’horizon. Avant de rechausser les crampons et exhumer les protège-tibias du sac, il est temps de rappeler que Pierre la Police a plus fait pour le ballon rond que Karim Benzema pour le cinéma d’auteur ou Zinedine Zidane pour l’amitié franco-italienne avant de mettre un terme à sa carrière internationale sur un coup de tête.