Les films sur l’occupation permettent aux critiques plus ou moins inspirés de conclure sur le cliché officiel des films sur l’Histoire « Une œuvre d’une actualité brûlante ». ça fonctionne pour tous les films de guerre, sur les dictatures, l’ère Meiji, « La Guerre du feu »… Mettons les choses au point tout de suite, Notre Salut est bel et bien une œuvre d’une actualité-brulante. Il faut avouer que, au-delà du point Godwin, l’Histoire a tendance à se répéter, d’une part parce que les Hommes ont tendance à sécher les cours d’Histoire, ensuite parce que, peu importe les leçons que l’on peut recevoir, la nature humaine est immuable.
Emmanuel Marre
17 septembre 2026. Projection de Notre salut, film d’Emmanuel Marre, au centre Wallonie Bruxelles à Paris. Dès le premier plan, on a la sensation de faire un bond en arrière dans le temps, non parce que le film démarre en septembre 1940, mais parce qu’il nous fait songer à cette époque aujourd’hui lointaine où certains cinéastes, et non des moindres, tournaient en 16mm, pour raisons d’économie (mais pas seulement). Sans être grand technicien en la matière, on ressentait physiquement le grain, et les effets, souvent positifs, de cette « pauvreté » qui aura généré tant de chefs-d’œuvre comme Shadows, India Song, Le Rayon vert, Le Pont du Nord – et tant d’autres.
Du 2 au 7 avril 2019 se tenait le Festival du moyen métrage de Brive. Un festival unique en son genre mettant en avant un format méconnu, entre le long et le court, faisant pourtant pleinement partie du paysage cinématographique. Parmi les 21 films en compétition, et dans les limites inhérentes aux festivals, 4 films émergent en particulier de cette 16e édition extrêmement riche.