Dans son premier recueil, Le bonheur vient d’en bas, la poétesse, artiste, militante et chercheuse nan marci mêle la poésie et la peinture pour construire un refuge à son peuple de traumatisé·es, un soin vénère et politisé – et l’exigence radicale de vérité, contre l’empire de la distorsion et de la violence imposé par les agresseurs.

Léa Bismuth s’empare du dernier texte que Blanqui écrivit dans sa dernière prison – au fort Taureau, dans la baie de Morlaix – et qui était resté totalement négligé jusqu’à aujourd’hui (comme le disait déjà Walter Benjamin il y a bien longtemps). C’est le texte L’Eternité par les astres, où Blanqui écrit : « Je me réfugie dans les astres où l’on peut se promener sans contrainte. »

À l’occasion de la sortie de la deuxième fournée des éditions Pédale, pédale ! qui réunit des textes érotiques de Florian Bardou, Antonin Crenn, Christophe Pellet et Mathieu Pineau, Pierre Niedergang s’est s’entretenu avec les deux éditeurs de cette collection à destination des pédales et de leurs ami·es, Antonin Crenn et Baptiste Thery-Guilbert.

7 décembre 2025. Rencontres du SoBD (« le salon de la bande dessinée au cœur de Paris ») à la Halle des Blancs-Manteaux. 15h-16h : « Qu’est-ce que la critique de bande dessinée ? » 17h30-18h15 : « Planches d’Anne Simon commentées » – deux rencontres animées à trois : Lucie Servin, historienne de formation, journaliste à L’Humanité, invitée d’honneur du salon ; Irène Le Roy Ladurie, universitaire (Faculté des lettres, Lausanne), et rédactrice en chef adjointe de Neuvième Art ; et votre serviteur, qui fêtait le même jour le cinquantième anniversaire de la diffusion de son premier Atelier de Création Radiophonique sur France Culture.

La baronne Elsa von Freytag-Loringhoven (1874-1927) s’était rendue célèbre à New York – à Greenwich Village – par sa transposition de Dada dans la vie courante… Le surréaliste Georges Hugnet disait qu’il fallait l’imaginer « vêtue de loques ramassées ici et là et voisinant avec des objets impossibles accrochés à des sautoirs, bringuebalant des traînes d’impératrice d’une étrange planète, le chef orné de boîtes de sardines, indifférente à la légitime curiosité que soulevait son passage ». Elle promenait dans les avenues « son apparition déchaînée, libérée de toute contrainte ». C’était là son œuvre – car pour « EvFL, l’art, c’est la vie », comme on le lit dans ce très bel essai d’Eric Fassin et Joana Masó précisément intitulé « L’art, c’est la vie. Else von Fretag-Loringhoven critique de Marcel Duchamp ».

« Henri Michaux est assis chez lui dans un fauteuil à motifs floraux près de la cheminée » écrit Muriel Pic qui plante le décor. Muriel Pic qui récemment nous avait parlé aussi de LHerbier de prison de Rosa Luxemburg, publié aux éditions Héros-Limite, tandis qu’aujourd’hui elle nous parle du « héros cérébral » Henri Michaux, l’auteur de L’Espace du dedans, de L’Infini turbulent, de Misérable miracle.

À l’occasion de la parution de Que ce soit doux pour les vivants au format poche aux éditions Points, Diacritik republie l’entretien accordé par Lydia Flem à Jean-Philippe Cazier. Que peuvent les vivants pour les morts ? Que peuvent les morts pour les vivants ? Des questions que Lydia Flem développe, prolonge dans Que ce soit doux pour les vivants.