Paru en 2022, Plein soleil est un roman intense et elliptique, rythmé par le suspense d’un bon roman policier et par une narration toute en désamorçage, retournement et tension. S’il fallait apposer un genre littéraire au livre de Natol Bisq et l’ancrer dans une catégorie littéraire, nous dirions peut-être qu’il s’agit d’un thriller postmoderne et post-queer. Il semble plus juste de situer Plein Soleil entre le labyrinthe et la brume, entre les Détectives Sauvages de Bolaño et Testo Junkie de Paul B. Preciado.

La sortie de la traduction française du livre d’Andrea Long Chu, dans lequel celle-ci défend que « Tout le monde est une femelle, et tout le monde déteste ça », devrait créer un choc dans le contexte français. Dans la continuité de « Sur l’amour des femmes », considéré comme un texte majeur des études trans*, Femelles situe le désir au centre de sa pensée de la transitude et de l’articulation entre sexe et genre.

Diacritik l’affirmait haut et fort de la sortie en salles des Garçons sauvages en salles, en février dernier : « l’un des plus beaux films qu’il nous sera donné de voir cette année ». Nous republions notre entretien avec Bertrand Mandico, réalisateur de cette transe spectatorielle érotique, visqueuse, poilue et fantasmagorique alors que le film sort en DVD, aujourd’hui.

L’exposition de Smith à la galerie Les Filles du calvaire, à Paris, (jusqu’au 27 février), qui comporte deux volets, TRAUM et Spectrographies, est traversée par le thème des fantômes. On avait laissé Smith, né en 1985, avec la série Löyly, présentée aux Rencontres d’Arles en 2012, qui comportait un aspect bio-documentaire, et qui n’était pas sans évoquer Nan Goldin. On le retrouve armé d’une caméra thermique et proposant une fiction multidisciplinaire et fragmentaire. Entretien par Charlotte Redler et Isabelle Zribi.