Consacré à l’assassin de Jean Jaurès, Les Morts de Raoul Villain, récemment couronné par le Prix de la biographie Le Point 2026, est autant un livre d’histoire qu’une réflexion en acte sur les limites du récit historique, un essai sur les rapports entre histoire et fiction, entre l’archive, les documents, et leurs marges, leurs manques. Qu’en est-il des vies qui existent dans ces absences ? Mais encore : quel point de vue également politique serait possible à partir de la figure de Raoul Villain ? Entretien avec Amos Reichman.
Rentrée littéraire 2025
Tout commence par un titre : Trust. Dans la littérature de Pavel Hak, le titre revêt une importance et requiert immédiatement l’attention et la réflexion du lectorat.
Il est possible que le plus beau livre de la rentrée littéraire soit bulgare.
Peu de guerres auront autant nourri la fiction que celle d’Algérie (1954-1962). Elle continue de hanter l’imaginaire français et algérien, tant les zones d’ombre et les blessures qu’elle a laissées restent béantes.
Tu as lu le dernier livre de Daniel Foucard ?
Ce qui n’était jamais arrivé, c’est d’avoir entre les mains Ce qui n’était jamais arrivé, de traverser un livre inouï qui nous révèle ce qui n’est jamais arrivé à la littérature : de se cristalliser (au sens de Stendhal) dans un livre-plus-que-livre qui nous arrive comme une grâce. Un livre dans lequel Hélène Cixous est taillée, un livre-robe qui se chahute, se bouscule, court dans les allées du Rêve.
Consacré à l’assassin de Jean Jaurès, Les Morts de Raoul Villain est autant un livre d’histoire qu’une réflexion en acte sur les limites du récit historique, un essai sur les rapports entre histoire et fiction, entre l’archive, les documents, et leurs marges, leurs manques. Qu’en est-il des vies qui existent dans ces absences ? Mais encore : quel point de vue également politique serait possible à partir de la figure de Raoul Villain ? Entretien avec Amos Reichman.
Dans un article retentissant publié dans Libération le 25 décembre 2023, Johanna Luyssen revenait sur un événement jusqu’alors relaté de manière biaisée : comment, le 16 novembre 1980, un philosophe renommé, avait assassiné son épouse dans les locaux mêmes de l’ENS Ulm. Il s’agissait pour la journaliste de rappeler le nom de cette femme, Hélène Rytmann, comme son parcours exceptionnel, et de dire hautement que ce meurtre serait aujourd’hui qualifié de « féminicide ». La journaliste a poursuivi son enquête dans un très beau livre, Les Fragments d’Hélène, qui vient de paraître.
Alors que la rentrée littéraire bat son plein, certains écrivains poursuivent loin des projecteurs une œuvre exigeante et discrète. C’est le cas d’Éric Chevillard, qui publie Ohé Pimoe.
De tous les combats de Françoise d’Eaubonne, aussi divers qu’en définitive liés, l’attentat contre la centrale nucléaire de Fessenheim, le 3 mai 1975, est à la fois le plus connu et le plus opaque. Il est le point de départ de « l’enquête intime » de David Dufresne, vingt ans après la mort de son « impossible grand-mère », sous le signe d’un éclatant Remember.
Écriture de la hantise, écriture hantée, Rêve d’une pomme acide convoque des figures entre la parole et le silence, entre les mots et leur envers énigmatique. Entretien avec Justine Arnal.
Entre Wim et Rinske, le rapport semble dans un premier temps animal – comme animal : non des mots, une parole, mais des gestes, des postures, une proie et un prédateur, le mouvement d’une fuite, une poursuite.
Ça commence par un lundi matin de juillet à la plage.
« Le cri de la vie dans le chant du deuil avec la voix de l’amour » : cette formule de Jérôme Thélot pourrait servir de devise au recueil d’Antonella Anedda, Historiae.
Après Mon corps de ferme (2023), Aurélie Olivier publie Cordon Tombe. Entretien de l’autrice avec Liliane Giraudon.